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Balade nocturne
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Hider Warin
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Dim 26 Juil - 0:29
Une belle soirée.
Une Balade Nocturne.


Cheveux noirs, œil sombre, avec ses peines immenses…

J’aurais aimé que ce rêve ne termine jamais… Je me sens à ma place, comme si j’avais toujours appartenu à ce monde. Je me demande si je peux me voir. Si jamais je pouvais observer des choses si précises sur moi. Je tourne la tête à ma droite. Un miroir s’y trouve, je ne suis pas étonné.
Me voilà bien habillé, j’ai une couronne, qu’est-ce que cela signifie ?


****
(Dans mon rêve.)

Il marche dans un vaste désert infini. Où est-il ? C’est de toute évidence le début d’un rêve. Mais ça, il le sait. Faire attention aux détails ne sert à rien pour une personne normale, mais pas pour Hider ; cette fois, il semble conscient qu’il rêve. Tout paraît comme un lointain souvenir, comme une vie antérieure.

« J’ai du mal… je me vois dans une autre vie. Aide-moi, je sais que nous sommes une seule et même personne. Parle, je t’en supplie ! Dit-il en regardant autour de lui d'un air désemparé.
— Je suis ta vie d’avant, tes souvenirs pour être exact.
— Je nous vois roi. Avant que je revienne à moi, qui est Suryan ?
lâcha-t-il avec tristesse avant de tomber à genoux.
— Suryan… est notre royaume, mais tu le savais que j’allais dire ça. Quelqu’un qui appartient à notre passé dirait « Ne cherche pas à déchiffrer l’indéchiffrable. » Tu vas le savoir petit à petit, laisse reposer ton esprit, il ne te reste plus beaucoup de temps, je te vois disparaître…
— J'ai perdu la notion du temps et mes rêves ne m'accompagnent plus. Je sais que je dors mais sans plaisir, sans réconfort. Je vis mes nuits comme une nécessité, pas comme un repos. Je n'ai jamais eu peur de mes songes, j'ai aimé leur mystère et leur absence m'effraie.

Je vois ses lèvres former les mots, je vois ce corps bouger, mais rien n'est réel. Tout se déroule dans mon esprit, quelque part dans des zones corticales.

— Tu es dans mon cerveau pourtant... je n'ai personne qui peut me répondre, faut que tu m'aides.
— Je suis tes souvenirs. Tu vis encore dans l'ancien temps, c'est du moins ce que tu penses... dans ce monde figé par le passé. Je pensais que tu étais déraciné, car privé de conditionnement, mais tu t'es accroché à tes derniers souvenirs.

— Nos souvenirs, comme tu dis, faisait partie de notre ancienne vie.
Dans le son de sa voix, son reflet permet de sentir une pointe de détresse et de mélancolie.

— Tu es sur la bonne voie...
»

Lorsque Hider ouvrit les yeux, la lumière de la pleine Lune pénétrait à flot dans la chambre, à peine filtré par les fins rideaux de voile blanc. À côté de lui, le lit était recouvert de sable. Bâillant, il s’assit pour faire le vide dans sa psyché.
Hider savait que sa fille dormait encore, il ne voulait pas faire de bruit. Il alla en direction de la salle de bain pour se laver les mains et le visage dans un baquet d'eau. Il s’habilla de sa tenue traditionnelle qui camouflait tout son corps en partant de la tête comme s’il avait peur de se voir. Sans trop attendre, il alla en direction de la ville d’Amaranthe.

Hider marche en plein milieu de la route vers La Ville. Il fait nuit et le calme repose l'esprit de celui que l'on appelle marchand de sable. Heureusement pour Hider, la nuit infinie qui règne dans ce monde étrange fait briller dans le ciel les milliards d'étoiles, qui elles-mêmes éclairent la route pour le voyageur nocturne. Mais quel est le but de Hider ? Il ne le sait pas vraiment lui-même. Attendez ! Mais quel but ? Pourquoi avoir le rang de gardien et pourquoi il devrait avoir un but ? Et pourquoi pas juste vivre normalement ? Comme si la vie qu'il menait était infiniment plus complexe que les autres mais à la fois tellement simplifiée que même un imbécile, attardé, délirant mentalement, comprendrait.

Alors, voilà le gardien, le guerrier solitaire des terres désolées, l’exilé de la vie, l'inconsolé, pourquoi cacher son visage, quelque chose dérange ? D'après sa fille, Hider prétend qu'il est l'ombre de lui-même appartenant à un lointain passé. Le voyageur solitaire, exilé, errant, isolé, recraché, dernier, transporté de sa vie datant, il n’est en réalité qu’une relique d’un autre univers ?
Il marche sur une route vers une ville, tout ça capturé dans un monde étrange et délirant de la "réalité". Faut dire que c’est une belle soirée.


Hider cheminait sur les méandres pierreux d’un chemin isolé. A ses pieds, des cailloux et des herbes folles. Il pensait à sa fille, et, perdu dans ses pensées profondes, il ne vit le gros rocher en face de lui. Il buta dessus et trébucha. Il tenta de se rattraper à la paroi de cette pierre immense, mais, trop lisse pour cela, il tomba dans un fossé sans fond. Hider se redressa pour retirer son masque , une douleur à la jambe l’empêchait de bouger comme il le souhaitait. Il priait pour que quelqu’un passât par là ; perdu pour perdu, il appela à l’aide :
 
« Au secours ! Aidez-moi ! »
 
Ses cris n’eurent comme réponse qu’un écho lointain pendant plusieurs dizaines de minutes, jusqu’à ce qu’il entendît :
T’es qui toi ! Qu’est-ce que tu fais là ? sur mes terres ?
Je suis Hider, je… je suis tombé là, je ne savais pas que ces terres appartenaient à quelqu’un.
Bon, je vais t’aider, attends un peu.
 
Hider attendit quelques minutes et soudainement, vit une corde arriver tout près de lui.
 
Vas-y mon vieux, attrape la corde et remonte.
 
Hider se saisit de la corde et tenta d’escalader les quelques mètres qui le séparaient de la surface, mais dès qu’il posa le pied sur la paroi boueuse de fossé sauvage, une douleur terrible le fit hurler de douleur :
Qu’est-ce qu’il t’arrive, demanda l’homme venu à son secours.
Je crois que ma jambe est cassée, j’ai mal… j’ai très mal.
Bon attends, je vais tirer, accroche-toi bien.
 
L’homme attrapa la corde fermement et hissa le pauvre Hider. Arrivé à la surface, il regarda le vieil homme qui venait de le secourir. La nuit étant tombée, il n’aurait pas pu le décrire, il voyait à peine son visage, un visage vieux, empli de rides et balafres. Le vieillard le releva et lui dit :
 
Tu peux marcher vingard !
Vingard ! demanda Hider qui avait déjà entendu dire ce mot dans un de ses rêves.
Ouais, Vingard, c’est un mot que j’employais quand j’étais jeune, ça veut dire : mon vieux.
Oui, répondit Hider troublé, ça va, enfin, à peu près, parce que je ne peux plus marcher.
 
Quand Hider posait sa jambe au sol, une terrible douleur lui envahissait le corps. Il savait très bien ce que cela voulait dire : jambe cassée.
 
T’as quoi ?
Elle est fracturée, répondit Hider.
Bon, viens, tu ne peux pas rester ici, sinon tu mourras de froid, viens chez moi.
Ma fille, elle est seule et…
Elle a quel âge ? demanda le vieillard.
Quinze ans, elle a quinze ans.
Est-elle dehors ?
Non, elle dort chez moi.
Est-elle en danger ? demanda le vieil homme.
Non, pas dans l’immédiat en tout cas.
Alors ça attendra que le soleil se lève.
Oui, répondit Hider, vous avez raison, il commence à faire froid. Merci pour votre hospitalité, beaucoup m’auraient laissé dehors, même si ça aurait été synonyme de mort.
De là où je viens, on ne laisse pas les gens mourir.
Et d’où venez-vous ?
Oh, d’une civilisation éteinte il y a longtemps… très longtemps. En tout cas, mon âme me dit que je n’appartiens pas a ce monde.
 
Hider en resta là, il ne voulait pas paraitre trop curieux. Il entra chez le vieillard. Dans cette énorme maison de brique, chauffée au bois, Hider serait à l’abri pour cette nuit-là ; de toute façon, toutes les choses qu’il devait faire devraient attendre quelques jours, voire quelques semaines.
 Le vieillard posa une bande et une attelle sur la jambe blessée de son invité.
 
« Vous avez une musculature de rêve ! dit alors le vieillard
Comment ça ?
C’est la première que je vois un homme qui cache son corps et son visage, alors qui a pas lieu d’être, hahahaha !
J’ai mes raisons, dit Hider, je ne sais pas vraiment où j’en suis.
Comment ça ? demanda le vieillard.
J’ai perdu une bonne partie de ma mémoire, je ne me rappelle de rien, le souvenir le plus vieux que j’ai, c’est une  femme aux cheveux blanc et ma fille adoptive.
C’est pas facile ça, peut-être que tu étais un guerrier !
Oui, je crois en tout cas, je possède un tatouage en écriture arabesque sur mon dos.
Montre-le-moi, demanda le vieille homme.
 
Hider s’exécuta. Le vieil homme, en voyant le tatouage, ouvrit grand les yeux.
 
Dieu tout puissant...Mais… C’est le tatouage de l’armée de Suryan. Je m’appelle Zebron.
De quoi, Zebron? L’armée de Suryan ! demanda Hider, curieux de savoir enfin ce qu’était exactement ce royaume.
Suryan, dit le vieillard en exultant, le monde d’où je viens. Tu en viens aussi.
Parfois je fais des rêves, et un homme me parle de Suryan, c’est donc ça, peut-être que mon moi de passé essaye de me faire comprendre des choses.
Ecoute, ne bouge pas, tu es ici chez toi. »
 
Le vieil homme entra dans une pièce et en ressorti quelques instants plus tard, il posa, çà et là quelques pièces d’une relique. Ces pièces rappelaient quelque chose à Hider, comme s’il les avait déjà vus. Le vieillard mit plusieurs minutes à étaler toutes les pièces de cette mystérieuse relique au milieu de son salon.
 
« Cette relique, elle te dit quelque chose, je ne me trompe pas ?
Oui c’est vrai, je l’ai déjà vu, mais je ne sais plus où.
Je n’en reviens pas…
Quoi ? vous en revenez pas de quoi ?
Monsieur, sans aucune idées saugrenues derrière la tête, pourriez-vous me montrer votre dos.
Mon dos ? vous rigolez j’espère ?
Si vous êtes qui je crois, sur ce dos il y a une cicatrice en forme de « S » à côté d’un tatouage.
Oui comment vous le savez ?
 
Le vieil-homme se mit à genoux fasse à son invité, il n’osait même plus le regarder.
 
Mais qu’est-ce qu’il vous arrive ?
 
L’homme baisa les pieds d’Hider en le remerciant d’être revenu, et que grâce à lui, la lutte pourrait reprendre.




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Dana Yelmaz
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Lun 3 Aoû - 1:10
Fraîchement hébétée de ma récente arrivée en ce monde, je sentais mon esprit vriller entre la torpeur du réel et la véracité des songes. J'étais fatalement touchée, effrayée. Je me suis sentie mourir, l'espace d'un instant. Je me suis vue sur le sol, le corps plus abîmé par les douleurs de l'âme que la blessure qui m'avait arrachée la vie. J'avais quitté ma nation, mon empire et toutes ses intrigues, mes fils que je n'ai fait qu'effleurer. J'ai eu le choix entre un paradis prometteur et cette lumière bizarrement humanoïde, la silhouette d'un guerrier, qui m'avait tendu la main. J'avais regardé le sol, où s'était ouvert une brèche brillante dans laquelle je voyais les soldats et les serviteurs promis par Tarazed, un dieu manipulateur, et cet être étrange vers qui je levai la tête. Le monde sous mes pieds me paraissaient plus facile, je savais que je pourrais enfin abandonner mon trône terrestre et accéder à un pouvoir plus puissant. J'avais luté, j'étais morte, il ne fallait que la gloire pour être immortel après tout ! Une allégorie bien amusante, car dans les faits il fallait aussi ressusciter, et si mon dieu protecteur avait passé un marché avec la mort pour m'offrir cet honneur sur un plateau, j'avais trop peur de savoir ce que je lui devrais encore. Sereinement, je souris au guerrier de lumière. Je pris sa main le plus fort possible, car à cet instant une aspiration puissante me fit vaciller dangereusement. Je n'avais plus pieds sur rien, mon corps chuta dans un vie étrange. Prise d'une terreur puissante, les yeux écarquillés, je sombrais, et j'entendais le rire puissant de Tarazed me rappeler vers ma carcasse, dans les bras de l'empereur qui me pleurait. Je ne sais quelle force me protégeait et me voulait à ses côtés, quoiqu'il en soit, au moment fatidique, je fus soulevée par une dizaine de soldats lumineux, tandis qu'une voix forte pris le dessus sur le rire de Tarazed, une voix divine à n'en point douter, une voix de femme :

« Sois banni, Fléau des Etoiles ! Cette femme servira mes combats ! »

Après cet étrange interlude avant mon arrivée, je m'éveillais dans une clairière, et découvrais la ville d'Amaranthe. J'en suis encore perturbée. Je pouvais devenir une anonyme parmi ces habitants admiratifs de ce qu'ils appelaient des « Gardiens », j'étais logée et habillée sans rien demander. La contrepartie, c'est que je devais faire preuve de politesse quand on me sollicitait pour des conversations ou me faire des offrandes. Une pluie d'information, voilà comment j'allais régler mon problème ! Aussi, je passais les premiers jours à ignorer mes sentiments d'insécurité et de peur en rencontrant le plus d'habitants possibles. J'acceptais les parties de chasses, l'apprentissage des cultes les plus importants, la rencontre d'autres Gardiens.

Hélas, je me souvenais toujours de ma provenance. A Esfandyar, en temps calme, je me levais avec Bardyia aux aurores pour courir le cerf, Aour m'instruisait toujours sur un rituel ou une question religieuse, je passais beaucoup de temps avec mon peuple et mes soldats. Dans le sourire de ces gens, je voyais celui de mes sujets et des miens. Le parfum des agrumes me rappelaient les citronniers sous lesquels j'aimais me promener, les enfants qui jouaient en toute insouciance n'étaient pas différents de ceux de ma patrie.

Une dizaine de jours après avoir essayer de croire que l'une de ces deux vies n'étaient qu'un rêve, je me procurai une armure en cuir, une besace avec des provisions, et une épée basique. Je partis faire une excursion nocturne afin de faire un peu d'exploration et profiter de la cité dans ses heures silencieuses. Pour un coté plus pratique, je me fis une longue tresse que j'enroulais pour en faire un chignon, puis je me mis. La fraîcheur de la nuit et la lune claire m'aideront à défaire mes démons intérieurs. Après tout, la nuit est la protectrice des sorcières, même si je n'avais plus aucun pouvoir. Dans les rues sombres, aucun individu ne se montrait. Je savais pourtant, que les gens les plus respectables n'étaient pas purs de tout pêchés, il fallait seulement connaître les bonnes adresses et les bonnes personnes afin de découvrir qu'une ville ne dormait jamais.

Et bien Dana, te voilà face à toi même, avec ta propre personne pour seule compagnie. Je voulais rentrer à Esfandyar, c'était ce que j'avais commencé à me dire. Dès que j'y retournerai, je pourrais faire tomber mon mari. J'avais deux enfants maintenant, j'avais fait les alliances nécessaires pour me défendre de lui. Il n'avait été qu'une marionnette, c'était à mon tour d'être sur le devant de la scène. Je sais déjà qui demander et qui intimider pour en arriver là. Maintenant que Shahin est mort... Mais, moi, je ne suis pas morte, et je ne suis pas de ce monde... Mon souffle s'accéléra, l'angoisse fit chauffer mon visage et mes entrailles. Les murs bleutés des rues se brouillaient. J'y étais enfin : je me confrontais.Pour reprendre mes esprits, je m'assis sur le rebord d'une fontaine. Personne pour me mentir, me rassurer, me divertir. Juste Dana seule face à la vérité. Je devais envisager de vivre ici, tout le monde ignorait le chemin du retour de toutes façons. La question n'a jamais été résolue, pourquoi le serait-elle maintenant ? Et si j'invoquais mon pire bourreau, Tarazed, saurait-il le faire ?

Dans la pénombre de ma tristesse, la lune m'éclairait vainement. Je n'étais plus la grande guerrière, la terrible magicienne qui faisait trembler le monde. Je ne faisais pas même une étincelle. M'apitoyant sur mon sort, je ne vis pas l'ombre frêle qui s'était faufilée jusqu'à moi, me bousculant en me volant mes maigres provisions. Ah ! J'en était là ! Ce niveau de pathétique m’écœurait. Même guerrière, je ne l'étais plus ! Tombant dans l'eau froide, je ne fus que plus alerte par la suite. Frigorifiée par cette douche nocturne, je m'activai bien vite sans sentir aucun frisson, ramassant au passage mon épée, la poursuite commença. Ma cible était agile et souple, je peinais à la rattraper. Cela se compliqua quand le criminel choisi de poursuivre la course sur les toits. J'étais toujours assez forte et rapide, et surtout intrépide ! Je n'hésitais sur aucun de mes élans, et cela finissait par payer. Le voleur fatiguait, doué mais pas assez endurant pour ces prises de risques, il avait du espérer que je me découragerais. Il tenta de s'enfuir en retournant au sol, où je n'eus aucun mal à la rejoindre car il s'était mal réceptionné et était tombé. Fini de fuir ! Il fallait donc se battre. Je n'accepterai pas de me faire voler ne serait-ce qu'une miette de pain, quand bien même je n'avais pas faim ! En garde, j'amortissais le premier coup, ce qui lui profita pour dégainer un poignard. J'avais l'avantage et lui envoyai un chassé dans les côtes, le faisant atterrir contre une porte. Je voulais enchaîner plus fort, jusqu'à me rendre compte que je lui avais causé une sérieuse blessure. Ce n'était qu'un habitant lambda, et j'étais comme lui. Une femme ouvrit la porte pour voir ce qu'il en était, regardant l'homme agonisant, et toute alarmée elle demandait ce qu'il se passait, pourquoi nos armes étaient sorties. D'un ton calme et dissuasif, j'articulais :

« Un vilain pari. »

J'aidais l'homme à se lever en récupérant ma besace sous les regards indiscrets du voisinage. Pour ne pas attirer l'attention, je ne fis pas de remarques sur le fait que la nourriture avait disparu, et on se quitta sans plus de mots. J'avais froid, l'aube s'amenait sans chaleur et faisait disparaître les étoiles du ciel. Quelques travailleurs matinaux commençaient à sortir. J'avais froid, mais j'avais faim d'action, je n'en avais pas eu assez avec ce criminel. Je devais me renseigner sur les quêtes et les endroits à visiter plutôt que de pourrir dans mon coin. De toute évidence, je n'avais pas d'emploi du temps et une liberté de vivre, n'était-ce pas le moment d'en profiter ? Mes problèmes ne seraient pas résolus en tournant en rond, alors, c'est décidé, aujourd'hui je vivrai une nouvelle aventure. Sauf que je devais d'abord trouver mon chemin. Les rues étaient encore vides, par conséquent j'interpellais la première personne que je vis ; un vieillard sans intérêt qui ne levais même pas la tête pour marcher.

« Bonjour grand-père, je cherche l'auberge la plus proche ou une blanchisserie, vous pourriez m'aider ? »
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Sam 31 Oct - 3:27
Une rencontre avec une inconnue.
Une Balade Nocturne.


Zebron lâcha une larme en fixant Hider... Faut dire que c’est quelque chose d’incroyable de pouvoir revoir une ancienne connaissance qui vient d’un autre monde. Le vieil homme donna une canne à Hider pour qu’il évite de trop forcer sur sa jambe, celui-ci avait l’air bien mieux qui a quelques heures en arrières… Celui qu’on surnomme marchand de sable mit son masque, et enfila ses vêtements sous le rire de son ami. Les deux hommes se regardèrent avec grand respect, Hider lui fit une promesse de revenir bientôt et que s’il avait besoin de quoi que ce soit, de ne pas hésiter, car ils sont comme de la même famille. Sans trop tarder, il prit la direction de la ville d’Amaranthe, il doit simplement traverser la forêt pour y parvenir.

Il marcha en quittant peu à peu la demeure de son ami datant , mais au loin, par intervalle, on entendait une chute d’eau d’une cascade, qui, dans le calme de la nuit se prolongeait dans la rivière. Le bruit de la cascade apaiser énormément le marchand de sable. Puis, alors que le temps semblait s'être arrêté, une violente bourrasque le tira de son état songeur. Dans l'espace de quelques secondes, les feuilles des érables se mirent à rougir et tombèrent sur le sol couvert de frimas. Les quenouilles à l'allure fière et droite s'étaient évanouies dans la tourbière. Les chorales de grenouilles et les symphonies de criquets avaient fait place au sifflement du vent qui fuyait entre les branches dénudées des hêtres. Les baies chaudes et sucrées qui faisaient le bonheur des mésanges s'étaient ratatinées et leur suc violent s'était évaporé. L'eau du lac, sur laquelle de petites vagues oscillaient au rythme des chorégraphies des truites mouchetées, s'était transformée en une étendue parfaitement lisse et figée.

Il ne pouvait croire au spectacle que la nature déchaînée lui offrait en accéléré. Il était là, en face du lac, ses pleurs avaient cessé, comme si le temps lui disait de marcher sans arrêter. Il reprenait peu à peu conscience de son corps et sentait à nouveau son sang irriguer ses membres.



Cette scène lui était douloureusement familière. Il s'approcha tout de même d’Amaranthe, car les bâtisses se montrèrent au fil de ses pas, comme mu malgré lui. Il avançait lentement, ralenti à la fois par la crainte et par sa blessure à la jambe.

Ça sentait bon l'épinette et la terre humide. Une brise légère faisait valser la cime des trembles, tandis que les buissons près de l'eau se contentaient d'un timide tremblement. L'air chaud et lourd lui pénétrait les poumons et avait la sensation d'une caresse apaisante. Dans sa main, moins lisse qu'autrefois, il tenait une gourde plutôt tiède de thé à la menthe que l'on trouvait près de la ville D’Amaranthe.
Il lui fallut une petite demi-heure pour arriver à Amaranthe, la ville semblait presque vide, d’habitude en cette heure si tardive, les gens déambulaient, mais aujourd’hui non. Au moment où cette vision traversait son esprit, il sentait tout son être emporté par un chagrin trop lourd et il ne pouvait réprimer les larmes salées qui suivaient les routes creusées par le temps sur son visage, au moins les gens ne pouvaient pas le voir versé de larmes, car il était caché d’un masque, alors que derrière cette silhouette cache un homme de trente-six ans.

Il déambula dans la ville D’Amaranthe, quand soudainement sans même s’en rendre compte, une inconnue l’interpelle en disant d’une voix presque enchanteresse :

« Bonjour grand-père, je cherche l'auberge la plus proche ou une blanchisserie, vous pourriez m'aider ? »

Celui-ci posa ses yeux sur cette ravissante créature, au moment de lui répondre il fit par être inondé d’ancien souvenir, à vrai dire cette jeune femme au teint orientale, lui faisait rappeler sa vie datant, mais il fini par reprendre le dessus sur ses souvenirs pour ne laisser aucun doute à cette jeune femme, il lui répondit d’une voix grave et apaisante.

Bonsoir chère demoiselle… Vous cherchez une auberge ? Eh bien, j’en connais une ! Elle s’y trouve à quelques minutes de nous, elle se situe près d’un lieu culte ou des pieux prient chaque soir… Je vais dans cette direction aussi, je vous invite à prendre mon chemin.



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Dana Yelmaz
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Lun 9 Nov - 0:57
Le vieillard s'arrêta, c'était à peine si je voyais la différence puisqu'il marchait lentement. On pouvait mettre cela sur le compte de son âge, néanmoins sa jambe semblait blessée, ce qui le ralentissait encore plus. Je n'aimais pas, en temps normal, déranger les personnes âgées, je préférais demander de l'aide aux personnes plus jeunes et qui disposaient mieux de leurs moyens. De plus, cela me rappelait que je n'y connaissais rien aux gens du troisième âge, ceux que j'avais côtoyés dans ma première vie étaient soient des personnes encore en ferme, occupant des postes importants, guerroyant pour les plus forts, ou bien c'étaient des sujets que je croisais parfois lors de rencontres spécifiques, et cela ne durait pas puisque je devais accorder mon temps à trop de monde à la fois.

D'une voix grave et profonde, il m'indiqua qu'une auberge se trouvait non loin de là, près d'un lieu de culte. J'eus des frissons à la fin de cette précision. Malgré le fait qu'ici, je m'étais accoutumée à la religion, si ce n'était pas nécessaire je ne me rendais pas de mon plein gré dans ce genre d'endroit. Serviable, le vieil homme se proposa de me guider le temps d'y arriver. Je voulais refuser, préférant une marche plus vive et rapide. Je pris sur moi et ne dis rien, me contentant de sourire.

Il commençait à y avoir du monde, les marchands et les agriculteurs affluaient progressivement avec des chariots de produits divers et variés. Une fillette suivait sa mère, qui portait un énorme panier de pomme sur sa tête, avec de petits pas rapides, lorsque cette dernière fit un signe en ma direction, en m'adressant un signe de tête. Elle poussa ensuite l'enfant vers moi, et celle-ci tout sourire marcha encore plus vite avec ses petites jambes s'arrêta pile à ma hauteur, sans un regard pour l'homme qui m'accompagnait. Elle fit une sorte de révérence – dans ma cours, elle n'aurait pas été validée – puis me tendit une pomme rouge et ronde. Lui rendant son humeur, je pris le fruit et la remercia, lui tapotant doucement le haut de la tête. Elle repartit encore plus joyeuse vers sa mère, pressée de lui raconter cette entrevue bien courte.

Je m'excusais auprès de mon guide de fortune, qui semblait bien patient et calme. Pour ma part, j'étais gênée qu'on m'offre un fruit, néanmoins je savais que les gens venus d'autres monde, les Gardiens comme on nous appelait, avait plus de faveur que leurs concitoyens. J'étais à présent embarrassée, je ne savais pas si en proposant la pomme à l'homme, ce qui me semblait logique vu son âge et l'état de sa jambe, je commettais une erreur de courtoisie, et si oui à quel niveau, et si j'en commettais une en conservant le cadeau. J'arrêtais d'en faire grand cas, ces quelques secondes à réfléchir était contre productives, je rangeais simplement l'objet dans mon sac. Dire qu'un peu plus tôt, on m'avait volées mes faibles provisions !

« Grand-père, si vous le permettez, j'aimerais vous aider. Appuyez-vous sur mon bras, cela soulagera votre jambe, proposai-je avec assurance, et je repris aussitôt, pour éviter d'être contredite : je suis bien plus forte que j'en ai l'air. »

J'essayais de voir son visage sans en avoir l'air, je n'aimais pas voir les réactions de mes interlocuteurs. J'avançais mon bras du côté de sa blessure, profitant de cette avance pour tenter de distinguer son visage.

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Mar 10 Nov - 3:15
Une rencontre avec une inconnue.
L'auberge et le lieu Culte.


Une lumière jaune tombe des réverbères, elle éclaire chichement le beau décor. Au bout de la ruelle, on peut apercevoir long loin une grande bâtisse qui se découpe sur le ciel couleur de suie, pas une lumière ne filtre au travers de ses volets.  En tout cas de loin, ça avait l’air d’être une auberge... Les gens se montrèrent de plus en plus, on entendait des gens parler entre eux et qui guider les pas de Hider qui était suivie de près par la demoiselle. Au fil de leur avancement, une jeune fille s’approcha pour offrir une pomme à celle qui cherchait une auberge sous le regard discret du soi-disant vieil-homme. Il semblait subjugué par cette créature, mais il devait continuer la route, car celle-ci semblait vouloir se reposer pour une meilleure récupération pour le lendemain. Mais les détails ne pouvaient la tromper… Elle entama la discussion envers Hider tout en s’approchant de lui...

« Grand-père, si vous le permettez, j'aimerais vous aider. Appuyez-vous sur mon bras, cela soulagera votre jambe. Proposa telle avec assurance, avant de poursuivre :  Je suis bien plus forte que j’en ai l’air.

Elle essayait de voir le visage de son interlocuteur, qui était malheureusement pour elle caché par un masque en bois, elle ne pouvait voir que ses yeux. Puis, elle lui proposa son aide en lui proposant de se tenir à son bras, d’ailleurs, c’était tout a son honneur, sa gentillesse n’avait d’égal que sa rare beauté. Elle poursuivit dans son allocution qu’il ne fallait pas la sous-estimer, et qu’elle était forte. Mais c’était trop risquer pour Hider d’accepter son aide si précieuse, c’est vrai qu’il avait encore mal à la jambe... Avant de lui répondre d’un ton calme et profond.

__ Je suis touché de la bienveillante attention qui m'est témoignée par vous-même… Avant de poursuivre : c’est vrai que ma jambe me donne du mal, je pense que je peux continuer à marcher, merci… Car voyez-vous, nous sommes presque à quelques pas de l’auberge en question, et juste à côté, le lieu culte des pieux. »

Elle était proche de lui, il ne pouvait pas prendre le risque de se faire démasquer, surtout qui avaient du monde qui déambuler autour d'eux, si elle le touche ce serai comme le dicton des bardes "les masques tombent" et vue sa perspicacité, en rien de temps elle saura qu’il n’ait malheureusement pas un vieil-homme. Pendant des années, il vivait dans l’anonymat sur cette île, ce serait pour lui un risque. Même si cette femme dégage une aura bienveillante... Après quelques pas, Hider et la jeune demoiselle étaient devant la porte de la grande bâtisse, sur la porte, il était écrit en grand en lettre italique "Auberge." Vers la droite près d’une fontaine, le lieu culte comme l’avait décrit au préalable Hider. Celui-ci tira la petite corde pour laisser place à un petit bruit de cloche. En attendant que l’aubergiste arrive, il se mit à côté de la jeune femme pour contempler le spectacle qui s’offrait à eux. En dépit de l’heure tardive et de l’air frais du soir, les habitants d’Amaranthe se pressaient vers le lieu culte, parlant haut, riant fort, commentant avec enjouement le passage de l’escorte de ceux qui gardent le lieu culte, et c’était d’ordinaire un spectacle fort couru.

Presque toute la ville était rassemblée là, riches et pauvres mêlées. Misérables en haillons, coiffés de chaperons crasseux, chiffons aux pieds en guise de chaussures ; bourgeois aux teints blanc vêtues de leurs plus beaux habits de draps traditionnel pour prier sous leurs chaudes pelisses ; femmes portants mantels d’épais lainage, cornettes joliment roulées autour du cou, faisant d’assaut d’élégance, bien que la situation ne s’y prêtât guère.




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Mar 10 Nov - 23:21
Je finis par voir ce que je crus être son visage ; un faciès factice, inexpressif, mais qui ne cachaient pas un regard vif et perçant. Fallait-il que mes efforts soient vains ? Le vieil homme, avec sympathie, refusa mon assistance. Avec raison, et un phrasé que je cernais. Soit il travaillait pour des mondains ou autres éclairés, soit il en était un. Je savais qu'ici, en tant que Gardienne, je pouvais réclamer à voir son visage, n'importe quel civil me l'accorderait, encore fallait-il qu'il soit du tout venant et je veuille enfreindre les limites du respect qui nous est du à tous. Je n'insistais plus et suivais du regard l'établissement. Pour manifester que je n'en gardais rancune, je lui répondis avec sourire :

« Pour peu, je vous proposerai de faire la course. »

Nous arrivions devant l'auberge, qui avait pour nomination que sa définition. Il était étonnant que du monde en débordait et qu'il s'en trouvait plus à l'intérieur, ce devait être le fameux lieu de culte qui attirait autant de monde. Intérieurement, j'en riais. Les dieux valaient-ils la peine que l'on se mette à genoux pour les supplier ? Mes propres souvenirs m'avaient démontré plusieurs fois le contraire. Certes, j'avais, il fut un temps, une puissance conséquente que j'étais heureuse de détenir malgré mon aversion. Elle m'avait servie à défendre mon peuple, en conquérir d'autres, à forcer une autorité que j'avais déjà. J'en étais arrivée au point où j'en perdais mon humanité. Et voilà. Voilà ! J'en étais là, escortée par un vieillard, pour me rendre dans une auberge, parmi les anonymes.

Il ne faut pas se méprendre, je suis contente, satisfaite, d'être avec des roturiers comme une vulgaire fermière. Je ne regrette rien. Rien du tout. Bien que, parfois... Une amère frustration me frappait, lorsque je me rends compte que d'un empire, j'étais passée à ça. Mes frusques, une épée classique, et aucune bataille. La cloche tinta, je quittais mes divagations pour me concentrer sur mon objectif ; des vêtements secs. Ma peau se hérissait des fois à travers l'humidité de ma blouse et de mon pantalon.

« Merci beaucoup de m'avoir guidée. Puis-je au moins vous offrir quelque chose ? »

J'essayais de me concentrée sur ce que pouvais dire mon interlocuteur, il y avait grand bruit et je m'en fatiguais. Je regardais autour de moi, mes sens étaient secoués par tant d'agitation. Je n'étais pas aussi dérangée par le bruit d'habitude, pourtant à cet instant le brouhaha semblait piétiner ma tête. Je constatais à présent, les nobles qui se mêlaient gaiement à la plèbe, pantalon côtelé et robe de seconde main se mêlaient dans une sorte de bal convivial. Tout le monde ici s'amusaient, discutaient forts, hommes et femmes contribuaient à la bonne humeur du lieu. Il n'y avait que moi qui ne le supportait pas, même si je n'en laissais rien paraître. Derrière moi, une jeune fille parlait avec une autre, de leurs voix adolescentes elles s'enthousiasmaient :

« Je dois le revoir ! Il est trop beau, il m'a pas lâchée du regard en plus !
- T'aurais du lui parler, ça se voit qu'il en mourrait d'envie !
- Mais c'est un garde du temple, ça se fait pas trop... Devant tout les autres... »


Elle minaudèrent ainsi jusqu'à ce que l'aubergiste arrive. Je lui demandais seulement des vêtements propres et du pain pour moi, laissant le vieillard ajouté ce qu'il voudrait bien, puisqu'ici tout était offert aux gardiens. Il fut ravi de voir l'insigne que je cachais et partait presque courir pour m'apporter ce que je désirais. Je m'accoutumais à l'ambiance des lieux, la trouvant, à force, plus joviale qu'agressive, même agréable. C'était plus plaisant de voir le monde de bonne humeur, et une telle cohésion redonnait une forme d'espoirs. Intellectuels, pauvres, chanteurs et riches, formaient une réunion singulière qui fonctionnait. Les divinités pouvaient peut être, des fois, apporter quelque chose de bon en ce monde.

« Regarde... chuchota l'une des jeunes filles. C'est une gardienne...
- Parle-lui !
- Non, toi. »


Je les ignorais, c'était courant dans cette ville d'intimider les autres, ce qui ne me changeait pas d'Esfandyar. Mon attention était portée sur le vieil homme.

« C'est étonnant qu'il y ait autant de gens à cette heure, il se passe quelque chose de particulier ? demandais-je, tandis que l'aubergiste m'apportait les vêtements demandés – mal taillés mais suffisant pour dépanner. »


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Mer 11 Nov - 23:54
Une rencontre avec une inconnue.
L'auberge et le lieu Culte.


Elle était non seulement belle, mais séduisante. Hider admirait le naturel parfait de toutes ses réponses ; et son air de bonté, qui pourtant n'était pas exempt d’une légère teinte de malice… Visiblement, la réponse de la jeune femme ne tarda pas. Tenue de combattante avec une allocution digne de haut aristocrate, aux yeux de notre cher Hider, elle avait l’air de ne pas être n’importe qui, en tout cas cet échange lui rappelait d’incroyable souvenir de sa vie datant. Bien que son sens de la rétorque soit d’un humour un peu noir envers celui-ci… Après tout, son comportement était quelque peu douteux. Il s'avança auprès d'elle et reprit son compte-rendu d’analyse qu’elle avait déployait... Il ne devait pas se prendre à rêver ainsi. Un air absent de sa part pendant quelques secondes, un soupçon d’esprit critique semblait se caché derrière ce petit pic venant d'elle, celui-ci répondit toujours avec courtoisie et d’une grande bonté :

« Douce fierté des cœurs, grâce noble des choses…Rétorqua Hider avec cœur, avant de poursuivre. Même si je guéris, je ne pense pas pouvoir rattraper votre fouge. Dit-il sagement, avant d’observer les passants depuis la porte ouverte de l’auberge.

La fiévreuse activité que les habitants déployés avant leur arrivée n'était en rien comparable à l'agitation dont il sembla saisi une fois qu'il les vit à peu près réunis devant le lieu culte sous son regard vif depuis le volet de l’auberge. Depuis que la jeune femme avait mis le pied dans l'auberge, Hider ne s'était pas tenu un moment en repos, mais au moins la jeune demoiselle pouvait finalement se reposer. En effet, cette dernière avait des privilèges en tant que gardienne… Elle avait changé ses vêtements, puis sans trop attendre elle continua à parler malgré le brouhaha des gens.

__ Merci beaucoup de m'avoir guidée. Puis-je au moins vous offrir quelque chose ?
__ Mais de rien… Je suis content de vous avoir aider, mais pour moi il est normal de rendre service à mon prochain… Ma seule récompense est que vous soyez arrivée dans cette auberge.



Deux filles qui étaient dans la foule semblaient avoir une grande attention auprès de la gardienne, elle était fixée, mais elle semblait les ignorer, car peut-être que son attention était attirée par autre chose. Il ne fallut pas longtemps pour que celle-ci pose la question à l’homme masqué.


__ C'est étonnant qu'il y ait autant de gens à cette heure, il se passe quelque chose de particulier ?
Il répondit juste après à la question pour lui rapporter le maximum d’éléments à ses interrogations.
__ Oui, lorsque l’heure de prière arrive, surtout celle qui est la plus tard, comme celle-ci, les gens deviennent égaux… Que ce soit riche ou pauvre, ça permet de faire abstraction et des rappels aux plus riches qui ne restent avant tout que des êtres humains… Et ça permet d’être plus courageux pour des lendemains difficiles… Cette religion exprime que rien ne se perd si nous ne le jugeons pas perdu... Croyez qu'une chose est retrouvée, et elle l'est. Les visions nées de la peur engendrent nos échecs. Les visions nées de l'espoir engendrent notre réussite. Après, bien entendu chacun à sa vision. » Finit-il d’un ton presque mélancolique.

Dans un laps de temps, il avait un peu ouvert son cœur, après avoir fait un bref résumé de la situation, l’aubergiste lui proposa de passer la nuit gratuitement, car il avait accompagné une gardienne, et que ça ç aller lui faire beaucoup de pub pour son auberge, celui-ci accepta avec de l’hésitation, car l’aubergiste avait un peu de vice… Il ne voulait pas proposer que la jeune l’accompagne, car il fallait qu’elle se repose, du coup, il fit un signe de respect envers la jeune femme avant de sortir.

Il venait de quitter l’auberge pour aller en direction du lieu pour prier. Cet échange avec la jeune femme lui a fait presque oublier sa blessure… Le monde affluait sur les deux grandes portes du lieu culte qui étaient garder par deux gardes, l’un positionner vers la gauche et l’autre vers la droite. Tout le monde pouvait rentrer sauf ceux qui étaient armés. Hider prenait tout son temps pour s’approcher, jusqu’à dépasser les deux gardes qui semblait fixer Hider, celui-ci leur fit un signe de respect, les deux gardes font pareil à son encontre.

Il était enfin dans cet immense espace, au milieu une statue géante, on voyait les gens prier autour de cette statue magnifique. L’amour est une prière, attractive, c’est par conséquent s’extérioriser dans le plan des forces cosmiques parmi lesquelles se trouve l’attraction qui purifie l’âme, qui permet d’éviter la tentation et de lutter contre les démons.

Le discours du prêtre, rappela comme nouveaux et ancien, le rituel de la prière. Pour être efficace selon ses dires, toute prière doit représenter un caractère rituélique. Le rituel est une observance qui se fonde sur l’état de l’astre-terre dans le ciel. Le rituel prescrit des dates de cérémonie et de prière publique, où bien comme chaque soir à une heure bien définie, qui ont été choisie selon les principes de cette religion. Il paraît imposer des obligations aux fidèles, mais, en réalité, il ne fait que leur conseiller une méthode excellente.

Après que tout le monde est participé aux rituels de prières des gens quittèrent les lieux, d’autres restèrent pour échanger avec les prêtres, quant à Hider, il se tenait la jambe. La douleur avait repris le dessus sur lui. Mais une jeune prêtresse s’approcha de l’homme masqué et lui proposa son aide de soigneuse, en effet celle-ci avait des dons surnaturels, elle demanda gentiment de s’allonger sur le sol et de fermer les yeux. La douleur, quoique très profonde avec l'os cassé de la jambe, irradiait de façon inégale et faisait danser mille petites piques glacées dans les plaies creusées par la chute sur les piques. Hider gardait les yeux fermés ; retranché en lui-même, il essayait d’envoyer son esprit ailleurs pour ignorer la souffrance, puis elle posa ses mains douces sur la jambe qui était gardée par une attelle. La blessure se referma et l’os qui était cassé avait guéri. Ensuite, elle bougea ses lèvres avec stupéfaction pour laisser place à une douce voix.

« Vous êtes guéris mon cher... Je suis surprise que vous ayez tenu avec une telle blessure, pourquoi n’avez-vous pas demandé l’aide d’un prêtre dès votre arrivée ?
Il sentit son cerveau s'arrêter de fonctionner pour contempler à nouveau la statue de la déesse, tandis que son corps s'emplissait d'une émotion étrange qui ankylosait ses mâchoires et paralysait ses muscles respiratoires. Dans ce moment miraculeux - si hautement, si parfaitement improbable, il finit par lui répondre d’une voix calme et chaude à la fois :
__ Je vous remercie de m’avoir soigné… Cependant, je ne peux rien dire à ce sujet. Que les bons esprits vous accompagnent... Dit-il mystérieusement.
__ Bonne fin de soirée monsieur et au plaisir de vous revoir… »

Hider quitta le lieu culte sous le regard de la prêtresse qui avait l’air intriguer, mais ne chercha pas poser d’autres questions pour ne pas mettre mal à l’aise son interlocuteur, parce que peut-être par respect. En tout cas, Hider n’avait plus besoin de la canne, à vrai dire, sa forme datant semblait être revenue.

Sa prière était faite, sa jambe guéris, mais il se rappela qu’une chambre de l’aubergiste l’attendait… Arrivé à l’auberge, l’aubergiste avait laissé un mot sur une feuille et une clef dessus, celui-ci prit la clef et monta les escaliers avec le numéro de la porte et ouvrit la chambre en question. Il entra, et aussitôt referma la porte derrière lui. Il enleva son masque avec un soupir de soulagement.

                                                                 *********Toc, Toc, Toc**********

Soudain un bruit sur la fenêtre, Hider reprit le masque pour le mettre sur son visage, il ouvrit la fenêtre... par surprise, c’était un oiseau, mais pas n’importe lequel d’oiseau… C’était l’un des oiseaux spirituel du paradis, celui-ci connaissait le langage humain tout en regardant fixement Hider.

« Bonsoir ! Je viens de la part de la déesse, prends ce parchemin et lis-le attentivement. Demain, tu feras équipe avec une gardienne que tu viens de connaître ! Dit-il avant de se mettre sur l’épaule droite de Hider.
__Je crains que vous fassiez erreur, je ne suis pas la personne que vous recherchez. Rétorqua rapidement Hider.
__ Ohh… Tu sais que j'ai eu vent de ton secret, la déesse me l’a dit ! Un homme de ton envergure ne va tout de même pas abandonner une femme dans cette quête ?
__ C’est donc la déesse qui t’envoie… Bien, tu ne me laisses pas le choix, j’accepte ! Dit-il avec honneur.
__ Voici une épée… Je vais informer la gardienne de cette quête.»

L’oiseau fit apparaître une épée dans les mains de Hider, avant de poursuivre que la gardienne est une femme qui vient de connaître. Le bel oiseau le taquina d’une dernière phrase que le masque qui porte risque de tomber pour laisser place au beau guerrier..




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Jeu 12 Nov - 2:27
Pendant qu j'attendais sa réponse, je repensais à son comportement. Il avait une diction qui était singulière pour un vieux manant. Il me faisait penser à ces vieux précepteurs, amusés de leurs élèves espiègles. A force de l'observer, j'étais persuadée qu'il avait quelque chose à cacher – l'évidence même après tout, il couvrait son visage et ses mains. Avait-il des ennemis ? Ou honte de son visage ravagé par la temps ? Je voulais en avoir le cœur net, et bien que franche en temps normal, et anciennement reine, je mesurais mon caractère pour ne pas commettre d'erreurs. Je gardais mes questionnements pour moi. Avec humilité, l'inconnu altruiste refusa même une offrande. Je n'insistais pas, il était évident qu'il voulait rester discret. Je m'en tins à sa pudeur, m'interrogeant tout de même sur ses secrets. Pour l'heure, il répondit à ma question :

« Oui, lorsque l’heure de prière arrive, surtout celle qui est la plus tard, comme celle-ci, les gens deviennent égaux… Que ce soit riche ou pauvre, ça permet de faire abstraction et des rappels aux plus riches qui ne restent avant tout que des êtres humains… Et ça permet d’être plus courageux pour des lendemains difficiles… Cette religion exprime que rien ne se perd si nous ne le jugeons pas perdu... Croyez qu'une chose est retrouvée, et elle l'est. Les visions nées de la peur engendrent nos échecs. Les visions nées de l'espoir engendrent notre réussite. Après, bien entendu chacun à sa vision. » Finit-il d’un ton presque mélancolique.

J'aimais la spiritualité de ses explications. A Esfandyar, nous avions des pensées et des chapitres similaires à ce qu'il venait de dire, par contre nous ne nous mêlions pas les uns aux autres, tout devait rester à sa place. J'étais une exception, en épousant un prince bâtard et étant issue du peuple, qui avait été intronisée, et une double exception puisque je participais aux fêtes populaires et me mélangeaient à eux lors d’événements public, bons ou mauvais. J'avais eu droit à de nombreuses remontrances et sanctions officieuses, mais je ne voulais pas entrer dans un schéma qui permettait qu'une vie soit meilleure qu'une autre. Les dieux de ce monde étaient peut être plus respectueux que ceux que j'ai connus.

« Vous avez beaucoup fait pour moi ce soir, vos paroles me réconfortent. Vous aurez peut-être besoin d'aide un jour. Si ça arrive, vous pourrez me demander sous le nom de Dana Yelmaz. »

Je ne voyais pas quoi lui offrir, il ne paraissait pas enclin à accepter quoique ce soit venant de ma part. Certes, il avait ses mystères, et le droit de les garder. Ca ne faisait pas de lui un homme mauvais dont je devais me méfier à cause d'interrogations vaines. Je devais juste rester sur mes gardes, comme d'habitude, quoiqu'il advienne. Son salut révérencieux me parut encore trop distingué pour être celui d'un paysan, je le lui rendis de bon cœur avant de récupérer la clé de l'aubergiste.

En voulant monter dans ma chambre, un visage me parut familier ; celui du voleur qui m'avait eue plus tôt dans la soirée. Il était là, à rire avec des amis à lui, dont une femme qu'il tenait par la hanche et dont le ventre s'arrondissait. Je ne voulais pas faire de scandale, l'histoire était déjà réglée. Ce qu'il me fallait, c'était du repos. Au moment où je partais, l'auberge se vidait, ce devait être l'heure de la prière que le vieil homme m'avait décrite. L'aubergiste me souhaita une bonne nuit, me rappelant qu'au besoin il était à disposition : nourriture, eau chaude, linge propre, draps supplémentaires... Je le remerciai et m'en allait dans ma chambrette.

La pièce était modeste, simple. Tout était dans les ton marrons, pas de fioritures inutiles ni de coquetterie excessive. Après une toilette à l'eau froide, je mis une robe de chambre assortie à la salle et me glissais dans monlit. J'avais pour habitude de dormir la fenêtre ouverte, le rideau rabattu, je n'avais pas vu qu'un oiseau s'était invité. Je n'en avais jamais du de semblable, avec son poitrail pourpre et son plumage long et jaune, il levait sa tête qui découvrait un col vert. Pas farouche, la bestiole se posa sur ma table de chevet. Agacée de devoir me levée, j'ouvris la fenêtre en grand pour lui montrer la sortie mais il ne bougeait pas. Par instant, je ne pus m'empêcher de faire une remarque :

« Très bien, reste là, mais ne fais pas de bruit je veux juste dormir. »

Je m'en retournai, lorsqu'une voix fluette et émanant de l'animal m'immobilisa :

« Salutations Dana ! Je viens de la part de Pulcherrima. Tu as une mission à accomplir ! Trouve l'oracle avec l'homme masqué.
- Oiseau de malheur ! Si ta déesse veut quelque chose, elle n'a qu'à venir le chercher, au lieu d'envoyer une femme et un vieil homme blessé ! »


Je pris un coussin, et de colère je le jetais sur le messager. Promptement, il s'envola, et n'osa pas se reposer quand il me vit saisir un autre projectile.

« Tu seras récompensée ! Laisse-moi parler ! »

J'en avais assez mangé du divin avant d'être arrivée ici, j'étais méfiante plus que de raison. N'importe qui serait honoré de partir en quête pour une déesse avec pour simple salaire la joie de l'avoir servie, moi je me préparais au pire. Qu'importe ses rituels plein de bontés, je ne la connaissais pas. L'étrange oiseau se posa plus loin, sur le bureau.

« Va rencontrer l'oracle aux Bois d'Automne, vas-y avec l'homme masqué. Vous en saurez plus là-bas.
- Où puis-je le trouver ?
- La porte sur ta droite.
- Et je dois croire un piaf sur parole ?
m'écriai-je de colère. Orage du soir, orage de nuit, emporte loin de moi ce qui me nuit ! »

Le doigt pointé sur le volatile, j'attendais que mon incantation fasse effet. Mais rien. Une brise à peine sentie. Puis vraiment plus rien. Et dire que la fenêtre était ouverte. Mes pouvoirs ne m'avaient jamais autant manqués qu'en cet instant.

« N'oublie pas la requête, rends toi aux Bois d'Automne, répéta-t-il sans faire de réflexion par rapport à ce que j'avais tenté de faire. »

Il s'envola sans attendre de voir ce que je pouvais encore lui réservé. Et si le masque allait tomber ? Le vieil homme masqué va peut-être se révéler à moi, ma curiosité serait satisfaite. Je me rhabillai rapidement, me rendant sur la pointe des pieds à sa porte. J'hésitai à frapper, je réfléchissais un moment. C'était peut être un piège, au moins j'avais mon épée. Ou bien j'avais déliré. Je tergiversais devant sa porte, faisant le calcul du pour et du contre.

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Jeu 12 Nov - 23:03
Une rencontre avec une inconnue.
Départ pour les Bois d'automne.


Sa chambre était banale. À droite de l’entrée, il y avait une table qui tenait mal du fait qu’elle possédait trois pieds au lieu de quatre. Le lit se trouvait au fond à gauche. Il y avait deux fenêtres, l’une en face du mur d’entrée et l’autre sur le mur de droite où le bel oiseau avait attiré l’attention de ses coups de bec. Silence funèbre… Silence si grand, que, dirait Hider, les oreilles vous tintent. Le temps coule lentement. Les bandes de clarté lunaire sur le rebord de la fenêtre ne bougent pas, comme figées. L’aube est encore loin. Bien entendu, Hider semblait, bloqué telle une statue debout pendant quelques minutes pour réfléchir sur l’attitude du volatile. Une pensée lui vint brusquement, cette femme lui avait dit son nom et prénom « Dana Yelmaz » comme si leur route allée à nouveau se croiser, qui sait…

Mais, voici qu’à la palissade, la porte bâtarde grince. Quelqu’un entre et, ayant brisé une branche à un arbre, frappe doucement à sa fenêtre : « Hider Warin ! » entends-t-il murmurer.

L'homme au masque ouvre la fenêtre et il semble voir une apparition. Collée à la muraille est une femme en robe noire, violemment éclairée par la lune, qui le regarde avec de grands yeux. Son visage est pâle, grave, et comme marmoréen, en raison de l’éclairage fantastique de la lune. Son menton tremble.

« C’est moi… Dit-elle, moi… Je suis l'oracle !

À la lumière de la lune, tous les yeux de femmes sorcières paraissent grands et noirs, les êtres plus grands et plus pâles ; c’est sans doute pour cela qu'il avait du mal à distinguer la silhouette. L'homme était démasqué par son identité, mais celui-ci resta de marbre en la regardant avec ses yeux vif et perçant.

__ Que veux-tu ?
__ Excusez-moi, dit-elle. J’ai souffert tout d’un coup d’une façon insupportable… Je n’ai pu y résister et suis venue… J’ai vu de la lumière à votre fenêtre… Et me suis décidée à frapper… Excusez-moi… Ah ! Si vous saviez comme j’ai souffert ! Que faites-vous maintenant ?
__ Rien, mes songes m'empêchent de trouver le sommeil.
__ J’ai eu une sorte de pressentiment. Au reste, une vétille.

Ses sourcils se relèvent, ses yeux brillent d’avoir pleuré, et tout son visage est éclairé, comme par une lueur, de son expression de confiance depuis longtemps disparue.

__ Hider Warin ! Dit-elle d’un ton suppliant, tendant vers l'homme au masque ses deux mains, mon cher, je vous en supplie, si vous ne dédaignez pas ma requête et l’estime que je fais de vous, accueillez ma prière !
__ Qu’y a-t-il ?
__ Prenez mon argent !
En voilà une fantaisie ! Qu’aller-t-il à faire de son argent ?
Elle le regarde anxieusement et répète :
__ Oui ? Vous le prendrez ?
__ Non, mon amie, lui dit-il, je ne le prendrai pas. Merci. Elle le tourne le dos et baisse la tête.  l'homme masqué a sans doute refusé d’un ton qui ne permet pas de réplique.
__ Rentre te coucher, lui dit-il.
__ Autrement dit, vous ne me considérez pas comme votre amie ? Demanda-t-elle accablée.
__ Je ne dis pas cela. Mais je n’ai pas besoin de ton argent pour venir à ton aide, si je le peux.
__ Excusez-moi, dit-elle, baissant la voix d’une octave entière. Je vous comprends… Alors, rejoins-moi aux Bois d'Automne, avec la gardienne qui va venir taper à ta porte d'un moment ou à un autre. »

Et elle part si vite par le biais d'une magie de téléportation qu'il n’arrive même pas à lui dire un mot.

Comme il serait inutile, et qu’il est au-dessus de ses forces de lutter contre sa disposition d’esprit actuelle, il s’efforcerait de faire ce qu’elle veut. Elle a voulu qu'il aille avec la gardienne qui n'est d'autre que Dana Yelmaz. Il prit l'épée que l'oiseau lui avait offert, celui-ci la rangea dans son étui qu'il cacheta sous son manteau. Même si les doutes sur son identité était tombée devant l'oracle et cet oiseau, pour lui, c'était évident que la déesse avait révélé son identité, où comme elle était Oracle, elle savait déjà son nom, mais ce n'était que des détails.


                                               ******TOC, TOC, TOC******


Comme l’oracle l’avais annoncé, quelqu’un frappa à la porte. L’homme se leva, mit sa main sur la poignée, et tourna délicatement sur la droite. Hider fit face à la jeune femme, celle-ci avait une description au visage de méfiance, muni d’une épée, devait avoir quelques notions dans son maniement. Il ouvra la bouche d'un ton calme comme à son habitude avec le parchemin sur la main gauche qu’il n’a pas ouvert du bel oiseau :

« Nous devons parler à celle qu’on surnomme l’oracle, au bois d’automne, elle aura les réponses aux questions qui vous turlupine… » Dit-il d’un ton mystérieusement avant de passé devant elle telle un guide, comme si quelque chose allait arriver, maintenant fallait découvrir les bois d’automne.

Dans la tête de l'homme masqué, des pensées lui virent en voyant cette jeune femme, des flashes lui fit un saut dans le temps, et, dans son âme, se sont implantés des sentiments qu'il reconnaissait auparavant..




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Dana Yelmaz
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Sam 14 Nov - 0:02
Je pris une légère inspiration, soufflai, puis, main sur le pommeau de mon épée, je toquai. Un, deux, trois coups. Ce ne pouvait pas être un piège, personne ici n'avait grand intérêt à le faire. Je n'était pas une menace, je faisais attention à éviter les questions politiques où à rendre plus de services d'un côté que de l'autre. J'avais conscience que les Gardiens étaient de précieux atouts pour des combats derrière le rideau, par conséquent je ne m'attachait à rien ni personne. Le pouvoir ne me manquait pas assez pour cela. Mais assez pour que je veuille voir cette déesse ou sa récompense, je devais m'exercer et récupérer un peu de ma puissance.

La porte s'ouvrit enfin, et je dois dire que je ne m'attendais pas à un homme droit, la jambe rétablit. Je bredouillais rapidement :

« Grand-père ? »

Mais je n'eus pas les explications que j'attendais. Il me répéta ce que le piaf m'avait déjà raconté, rien d'autre. Bois d'automne, oracle, tout ça... Et il partit sans rien d'autre. Sourcil froncé, je regardais l'étranger prendre les devants, immobile d'abord. Il me cachait bien quelque chose, et cette fois-ci aucune politesse ne me contiendra. Je lui ferais retirer son masque et cracher ses secrets, qu'il n'en doute pas. J'étais silencieusement furieuse, je pris sur moi pour ne rien dire de compromettant ou d'agir de la mauvaise façon. J'étais pensive, il se pouvait qu'il était sorcier ou magicien, ou encore maudit. Je ne devais pas tirer de conclusion trop hâtive.

Je faisais le tri des infos reçues ce jour ; il était vieillard dans la nuit, à l'approche du matin retrouvait-il meilleure apparence ? Et sa façon de parlé attestait-elle de mes suppositions ? Que savait-il de moi avant notre rencontre ? Que savait-il de la requête de l'oiseau parlant ? Pouvais-je lui faire confiance ? A cette dernière question, il était hors de question que ce soit oui. En entendant du bruit si tardivement, l'aubergiste se leva, et tout ensommeillé il pris ma commande et m'indiqua quel cheval prendre. Vindicative et puérile, je ne m'occupais pas de l'inconnu. Il avait su se redresser seul et trouver comment se soigner, il saurait se nourrir et se trouver un transport. Je pris aussi une carte avant de sortir rejoindre le mystérieux protagoniste. Je venais seulement de me rendre compte de la taille de ses épaules, imposante, et devinais à travers ses vêtements amples un carrure qui allait aux hommes de force. Organisant mes provisions et mes quelques affaires, je m'adressai directement à lui en ces termes, d'une voix calme et retenue :

« Le mensonge et la manipulation peuvent caractériser une relation. Si dans un proche avenir votre langue ne s'emploie pas à la vérité à mon égard, c'est que vous en aurez choisie la nature. »

Puis je montais sur le cheval, sans rien dire de plus, jusqu'aux Bois d'Automne, en compagnie de l'énigmatique aventurien.



Dernière édition par Dana Yelmaz le Sam 14 Nov - 1:10, édité 2 fois
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Sam 14 Nov - 22:25
Une rencontre avec une inconnue.
Départ pour les Bois d'automne.


La conscience malade, triste, las, remuant à peine les membres, comme si on lui avait attaché un poids de mille pouds. Prudence, de la ruse, mais ni la liberté, ni la virilité d’avoir des incertitudes sur une personne pour imaginer ceux que l’on veut.

Elle faisait de moins en moins confiance à l’homme masqué, mais elle avait dans une certaine mesure, raison. Elle s’était présenté, lui pas encore. Les taux se resserrent pour celui qu’on surnomme, vieil-homme. Avant de monter sur son destrier, sa mâchoire se mit à trembler.

« Le mensonge et la manipulation peuvent caractériser une relation. Si dans un proche avenir votre langue ne s'emploie pas à la vérité à mon égard, c'est que vous en aurez choisie la nature.

Il ne voulait pas qu’elle parte avec une tension si forte, car elle semblait concentrée sur lui que sur la quête, ses froncements de sourcil en disaient long. Il répondit de façon détendue, pour faire comprendre que c’est son droit de pensée en mal de lui.

__ Tout le bien du monde ne peut exister sans le mensonge, et il y a toujours plus de mensonge que de vérité, malheureusement... Je sens votre méfiance grandir à mon égard, mais je vous comprends. » Rétorqua tout en montant sur son destrier pour aller en route vers les bois d’automne.

La nature semble toujours belle, et même dans cette nuit, bien qu'un petit vent souffle que ces sapins et pins, que les oiseaux, et que ces nuages bleutés ne remarqueront la belle Dana et du mystérieux homme au masque leur départ.



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