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Hider Warin (En cours)
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Hider Warin
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Sam 19 Oct - 13:50
Votre pseudo

  Votre surnom Le Marchand de Sable.
  Votre sexe Masculin
  Votre âge 36 ans d'apparence
  Votre race Humain
  Votre groupe Gardien
  Vos compétences habile avec l'épée
  Vos faiblesses ...
  Vos pouvoirs ...
  Votre crédo ...


 
Description du mental

 
À l‘heure où j‘écris ces lignes, mon ouvrage est d’ores et déjà achevé, et c‘est non sans un certain soulagement, mais également une certaine anxiété, bien sûr, que je m‘apprête à abandonner ce livre à vos mains, lecteurs. Hider aura été le fruit de nombreuses années de recherches, et de voyages, afin de recueillir le plus de témoignages possibles au sujet de cet homme au cœur noble, mes recherches fut difficile, car cet homme bouge énormément, il ne reste pas longtemps au même endroit, je vais parler à l'imparfait. Hider est le roi d'un grand royaume, son père Dynos Warin voyait un homme d'envergure qui serait capable de veiller sur Suryan. Après mes recherches je fini par le trouver. Mais tout ce dur labeur n‘était rien d‘autre que la contrepartie de mon envie toujours plus tenace de ne vous dévoiler que la vérité, la seule vérité. Chacune des sources exploitées au cours de cet ouvrage a été soigneusement vérifiée. Le titre de mon livre vous semblera peut-être un peu racoleur, mais il ne fait que mettre en lumière le regard que chacun a pu poser sur Hider Zeruge. Maître ou crétin ? Je ne tranche pas, soucieux de ne révéler que les faits, en toute objectivité, je te laisse le soin, lecteur, de te forger ta propre opinion.
 
Hider aurait pu être un garçon tout ce qu'il y avait de plus normal, si tant est que la normalité existait réellement, et il l'avait d'ailleurs été jusqu'à la fin de sa scolarité. Calme, sans histoire, serviable et amical... Mais l'enfant qu'il était alors avait justement dû renoncer à l'innocence, et la monstrueuse vérité qui avait alors éclaté l'avait profondément détruit, et changé. Il ne serait plus jamais le même, car son cœur s'est mis à saigner. Il fallait oublier l'image qu'on avait pu avoir de lui quelques années plus tôt. Le petit garçon avait disparu à tout jamais, laissant place au combat, la douleur, l'amertume. Seul l'amour pour sa mère ne tarirait jamais, son admiration envers elle n'a fait que s'accroitre en continuant à suivre ses conseils. La manipulation ne fait pas partie de son fonctionnement puisque la sincérité est sans doute sa principale qualité, au point parfois cependant de blesser les gens qui l'entourent, mais c'est pour ouvrir leurs yeux et enlever ce voile qui cache la vérité. Il vous dira toujours ce qu'il pense. Caresser les gens dans le sens du poil n'est absolument pas son genre.
 
A l'âge adulte on pourra voir en Hider une personne avenante, agréable, qui ne manque ni de conversation, ni de charme. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cet homme plaît beaucoup aux femmes, elles sont assez nombreuses à lui céder. Séduites par lui, mais il n'en jamais abusé, par respect... Il fait preuve d'un charisme indéniable, d'un sens inné pour la rhétorique (qu'il entretient et cultive depuis toujours), ainsi que pour la répartie, qui lui a servi plus d'une fois. Pour autant, l'on ne pourrait pas dire que Hider comme quelqu'un de fondamentalement inoffensif. Un tel excès de zèle, aidé d'une intelligence certaine, cache souvent des intentions bien moins louables. Mais rien, il est tout simplement vrai, difficile de croire que ce genre de personne existe dans cette terre si vaste qui regorgent d'épouvantables créatures.
 
Cet homme est une personne très pure, très subtile en bref : Intellectuel. Une subtilité que sont les jurons dont on se doit de s'y indisposer, tout en gardant un calme plat et indubitable, oui, c'est bien vrai, sa voix grave est apaisante pour quiconque qui le côtoient, beaucoup de personne aiment l'entendre pour s'apaiser et s'encourager de ses mots si profond et sincère, il est un peu comme les anciens rois en employant des mots crût et juste. Le calme lorsqu'il n'est pas poussé par son fond d'âme d'un passé, est aussi difficile et de plus, un vocabulaire philosophique est à ajouter à sa psychologie. Ô grand combien, il a essayé de s'attribuer à une personne drue et aguerrie, c'est alors qu'à chaque fois, il fût remis à son pauvre rang de pauvre pusillanime adynamique en constant hyperactivité : Certes, mais l'oxymore était cette fois-ci de trop, car ce n'est que par chasteté envers la race humaine qu'il n'a point exposer sa prépondérance. Son Eve étant la recherche constante de sortir en chacune des personnes le meilleur de soi-même et trouvé le monde d'utopie, mais cela n'est peut-être qu'un rêve. Ce sinoque fût autrefois une personne fluide et parcouru d'un flux d'allégresse et d'une béatitude tacite, ce n'est qu'au cours du temps que son historique moral s'est inexplicablement modifié du a son incroyable vécu.
 
Quiconque ne connait pas Hider Zeruge, pas même de réputation, car il s’était effacé pendant un long moment (mais ne nous leurrons pas, ils ne sont pas bien nombreux, ceux qui ne le connaissent pas du tout) auront du mal à croire qu'il est considéré comme l'un des plus grands rois de l'histoire, aux yeux des historiens, sa puissance semble légendaire. Son comportement farfelu, parfois presque enfantin, dissimule une véritable sagesse, empreinte de considérations humanistes, qui se découvrent dans ce que sont devenues ses convictions les plus profondes : une foi pleine et totale dans la justice, l'amitié et la vérité... Cette philosophie de vie n'a pas toujours fait partie intégrante de lui, cela étant, il a fallu en passer pour lui par une véritable souffrance pour se repentir et surtout d'acquérir énormément d'expérience. Il a fait pénitence, et sa volonté de combattre le mal est sincère. Il a bien des qualités. Mais des défauts également. Il veut croire en la nature humaine. Mais la nature ne le lui a pas toujours bien rendu. Il continue d'y croire, malgré tout.
 
Hider est un homme généreux, qui aime offrir et qui se montre très tolérant. Cela vient de son éducation, il peut remercier sa mère, elle a fait de lui un homme bon. Elle l’a toujours poussée à se confier sur ce qu’il ressentait, à s’ouvrir aux autres. Il est donc honnête, il a pour principe de toujours dire ce qu’il pense et ce qu’il a sur le cœur. Quand il aime, il ne le fait pas à moitié, quand il déteste également. Parce qu’il a beau être ouvert aux autres, il lui arrive quand même de ne pas aimer une personne... Il est une personne curieuse, surtout concernant son royaume qui est tout pour lui, il pense qu’ils ont énormément de chose à apprendre encore et qu'ils devraient eux aussi savoir la vérité. Cet homme a des passions bien déterminées pour les dissections prononcées pour les vieux livres et cherche en constance les histoires qui sont introuvables et qui ont fait ce monde.
 
Cette personne est spontanée et dépourvu d'une quelconque altérité, selon certains points de vue, mais c'est bien sûr en ayant regardé en analepsie ses antériorités, une irrévérencieuse allégorie voluptueuse mais opulente du démiurge immémorial. Son cœur pur qu'il possède est une des grandes forces, mais faiblesse aussi. Sa vénération envers sa mère n'ont fait que s'accroître au fil des lunes vacantes, même s'il a tous perdu et qu'il souffre en silence en ce touchant souvent le cœur, et parfois lâché quelques larmes pour sa mère, il continue de vivre pour elle, car sa mère dirait « Il ne faut pas se morfondre, même si y a des jours difficiles. » Ses espoirs sont abrupts, il n'en perd jamais, et donne l'espoir aux gens qui l'entourent et s'annoncent en leur donnant une énorme force morale, même aux personnes qui ont une grande haine envers autrui, ces mêmes personnes seront comme paralysés et réfléchiront et remettront en question aux mots de Hider voire même succomberons aux charmes et s’attacheront à lui-même en disant le contraire de cet homme d'envergure, ce qui rend son intellectualité des plus abscondes.
 
Attention, ces mots sont parfois crut, du fait qu'il est très précis et son intelligence semble effrayé plus d'un, mais jamais il ne rabaissera son interlocuteur ou interlocutrice, il sera toujours humble et respectueux, ou peut-être qu'il dira trop de vérités pour anéantir vos ténèbres et vos cauchemars, Par frivole et rudimentaire véracité, se désister, est un principe qui ne s'immisce et ne s'immiscera perpétuellement au sein de son idiosyncrasie, quidam pourvu d'une once de lucidité le distinguera hâtivement, conséquemment à quelques moments de côtoiement. Il est en harmonie avec soi-même, il est juste un homme entier. C'est en soit une misère misanthrope que d'essayer de déchiffrer les paroles psychoses d'un azimute. Mais aussi, d'une délicatesse diaphanéisée de s'y laisser porter et d'y comprendre les buts pour après les acquiescer tendrement.


 
Description du physique

 
Fermez les yeux et imaginez... Une nuit de pleine lune, arborant quelques nuages sombres, et un mystérieux brouillard, sur votre gauche, ce qui semble n'être que l'ombre d'une pyramide dans cet immense désert où votre petite personne s'est égarée se détache peu à peu du reste du paysage. L'astre lunaire n'éclaire pas encore cette anomalie que vous discernez déjà sa silhouette vaguement humaine, comme si sa délimitation était floutée par un voile invisible. Une longue ombre, presque difforme par sa taille qu'on la penserait se scinder en deux morceaux, avançant un peu plus vers vous après vous avoir repérée. Sa démarche semble lente, réfléchie et calculée. Son pas est léger, comme s'il ne pesait rien et dansait dans l'air. Vous captez un son, répétitif, long et profond : une respiration, lente mais inarrêtable, elle se rapproche de vous encore et encore dans l'obscurité croissante. Pourtant, un rayon de lune vint éclairer le haut de cette ombre en partie camouflée. La lune éclaire maintenant le corps élancé mais aussi les traits de l'individu. Une impression de force se dégage de cet homme. Passons à son corps, ses pectoraux larges et des abdos saillants dessiné au crayon et développés, Si vous croisez son regard, vous trouverez surement étranges ses pupilles émeraudes ? Ce vert si vif, ses yeux sont si perçants qu'ils peuvent vous effrayés ? Cet homme dégage un certain charme mais même sans évoquer cela, notre grand gaillard est facilement remarquable par sa couleur de cheveux noir ébène, se trouve être d'une longueur atteignant le bas de ses omoplates, et une frange vient lui barrer le visage en se positionnant devant ses marques qui décrivent une signification en une langue que lui seul sait.

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, et de ses cent kilos qui s'harmonisent parfaitement avec sa stature, Hider est un Bel-homme au visage attrayant, il dépasse la trentaine, pour être plus exacte, son âge est de trente-trois ans. La finesse de son nez s'harmonise parfaitement avec le reste des éléments qui composent son visage, comme sa bouche finement dessinée, cache une voix grave, et apaisante pour ceux qui l'écoute. Néanmoins, d’apercevoir un quelconque sourire se former sur ses lèvres, Hider préférant rester neutre la plupart du temps. L’élément qui se remarque probablement le plus est la couleur de ses yeux. Arborant une teinte verte comme certain félin des plus rares, ceux-ci sont vifs et perçants. Ils semblent par ailleurs animés d’une lueur étincelante et d'intelligence tout en gardant précieusement les secrets du Bel-homme, si tant est que l’on daigne s’attarder dessus bien évidemment. L’apparence de son visage lui procure donc une image à la fois mystérieuse et, envoûtante aux yeux des autres, mais peut également démontrer un certain réconfort à travers son regard qu’il arbore en quasi-permanence.

Maintenant passons à se corps dissimulé sous une tenue sombre : d’une corpulence athlétique et finement sculptée, impressionnante au niveau de la masse musculaire qui ne se montre visiblement pas timide chez lui. Ayant l'âme d'un sportif, cela montre qu'il en a vraiment bavé durant ses entraînements. Un ventre sec et modelé avec convenance, qui dévêtu, nous fait partager des biceps gonflés à bloc, des abdominaux aussi solide que l'acier et de large pectoraux bombés et saillants, quant à son dos, l'une des parties clé de sa masse grâce auquel nous pouvons notamment le qualifier d'acier nous faisant admirer ses multiples dorsaux ainsi que ses épaules larges et impressionnante. À ses jambes s'habillent des cuisses vives et puissantes, des mollets rigoureux et de fines chevilles solides comme la roche.

Pourtant, sa façon outrancière de se sustenter ne l'assujetti pas à un poids trop superflu, au contraire Hider n'arbore la moindre controverse le concernant. Non leptosome, il bénéficie d'une musculature embellit en satisfecit des fréquents exercices corporels qu'il concrétise, sans atermoyer, dès son éveil. Il les échelonne de manière à façonner au mieux sa corpulence, ceci sans dénombrer les multitudes instructions éprouvantes que les preuves qu'il la traverser. En somme, il est pourvu d'une solidité érigée pour une corpulence assez imposante, qui lui octroie une force et une défense physique davantage substantielle au-dessus de la normale, follement désirable pour quiconque juvénile de son âge, Hider s'enhardira à y recourir dans le dessein d'annihiler le moindre ennemi pour pouvoir savourer l'émancipation de l'âme en affliction ou bien, dans un registre tout aussi louable, pour protéger sa terre.

Ce grand combattant est recouvert par une longue cape noir aux tissus enveloppant entièrement son beau torse descendant jusqu’au niveau des mollets arbore une teinte noire, car sans cette cape il n'a rien pour cacher ses pectoraux et abdominaux, et qui laisse ses avant-bras libres. Cette dernière arbore intégralement deux couleurs, tel que la plus sombre et la plus limpide qui érigent un habillement pour le moins polychrome, ne scintillant que médiocrement. Un pantalon noir, qui se marie très bien avec le haut. En totalité, ses vêtements lui concèdent la prérogative de s'intégrer dans n'importe quel lieu amical, quel que soit l'instant l'octroyant une parfaite liberté dans ses déplacements et autorisations. Nous pouvons remarquer des écritures parcourant son bras-droit comme citez plus haut sur son visage
.


 
Racontez votre histoire

 
...


 
Test RP ?

 
...


 



Dernière édition par Hider Warin le Mar 10 Nov - 14:45, édité 2 fois
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Sam 19 Oct - 13:51
L'histoire de Hider.
Chapitre I


Mon fils, au jour de ta naissance, même les collines de Suryan on murmuré ton nom... Hider.

Mon enfant, c'est avec fierté que je t'ai vu grandir et devenir une arme au service de la vertu.
Souviens-toi , notre lignée a toujours régné avec force et sagesse, et je sais que tu feras preuve de retenue dans l'exercice de ton grand pouvoir.

Mais la plus belle des victoires, mon fils, est de faire battre le cœur de ton peuple.
Je te confie cela, car lorsque ma vie s'achèvera, toi... Tu sera roi !


Le soleil haut et brûlant incendiait de ses rayons ardents cette partie de la Terre où s’étalait l’immensité du désert. À mille lieues à la ronde, aucune âme ne s’aventurait dans cette fournaise qui pouvait à tout moment s’avérer fatale. Soif, scorpions, vipères et autres prédateurs se liguaient contre toute vie pour assurer leur survie si précaire. Aussi loin que portait le regard, les horizons enflammés faisaient miroiter des leurres. En effet des mirages multiples poussaient çà et là en faisant naître un espoir, hélas, éphémère.

Des créatures incroyables, terribles et bizarres étaient les maîtres incontestés de Plutak où une dizaine de Royaumes aussi puissants que tyranniques se livraient des guerres impitoyables. Chaque Royaume était investi de pouvoirs divins lui conférant le droit de sévir et celui d’anéantir. La loi du plus fort trouvait là toute sa définition et chacun s’alliait aux diables et aux démons pour réussir son application.

À Plutak, dans le grand sud, là où l’erg étale son empire de sable roux et de pierres fines et calibrées ainsi que de rocailles, les êtres de tout bord sont confrontés immanquablement à certains mystères inhérents à la création, face à la réalité parfois amère du désert. Ici, c’est le règne de l’espace, du silence, du prodige et du surnaturel par excellence. La mysticité est si étrange qu’elle submerge prodigieusement la réalité.

L’avantage du désert, c’est le silence qui y règne. Dans celui-là, celui-ci ne s’installe pas, il est là tout simplement ; il fait corps avec l’environnement et est constamment présent ; il est partout en assurant sa suprématie sur le bruit. Celui-ci, s’il lui arrive de naître, n’a d’autres solutions que d’abdiquer pour enfin disparaître. Le bruit est toujours condamné à mourir d’une mort peu commune et sans commune mesure avec celle sévissant ailleurs. C’est par l’intensité du bruit que l’on prend conscience de l’existence permanente du silence qui crée une ambiance où la peur et l’horreur prennent naissance. C’est là que tous les êtres entrent en communion avec l’Univers et ses fabuleuses créatures en mettant à rude épreuve leurs croyances.

Plutak s’étire à vue d’œil comme un horizon amovible sur le toit du ciel qui veille à l’immense béatitude qui se plie sous les caresses invraisemblables du temps qui file à toute vitesse. Soudain un foudroyant éclair suivi d’un redoutable tonnerre déchira le ciel et la Terre qui vibra horrifiée de terreur. Le soleil impérial se mit alors à pâlir en retirant un à un ses rayons de lumière. Un vent fou se mit à souffler sur les immensités des plaines. Des bruits confus et insaisissables emplirent de leurs vacarmes assourdissants les lointains rivages. Des elfes, des nains, des dragons, des gobelins, des orcs, des esprits, des diables, des démons, des animaux et autres créatures couraient dans toutes les directions. Le temps se figea comme sous l’effet d’un étrange breuvage en confisquant ses instants précaires.

Tous les sujets appartenant au Royaume de Suryan vivaient regroupés dans la montagne du Démon. C’était comme une île perdue dans l’immensité de l’Océan et les Suryanais étaient des gens rustres et violents. Cependant, malgré leur caractère difficile, ils vouaient une adoration fétiche à leur Roi Dynos qu’ils assimilaient à un grand dieu protecteur. Soumis, ils lui obéissaient aveuglément sans jamais rouspéter ou faire montre d’une quelconque manifestation, et ce depuis qu’il avait chassé et vaincu tous les démons qui pullulaient dans la région. Oui, on racontait toujours ses hauts faits d’armes et ses prouesses. Tout le monde avait en mémoire le combat titanesque qu’il livra au monstre de Plutak qui occupait la montagne. Les Suryanais l’adoraient aussi parce qu’il les protégeait contre tous les royaumes ennemis qui les entouraient. En effet avec sa puissante armée, il les avait dissuadés d’attaquer Suryan. Depuis qu’il avait pris pour base la montagne du Démon, son royaume vivait en sécurité, mais pas tout à fait en paix. Les ennemis n’attendaient que la moindre occasion pour détruire son royaume et anéantir son peuple.

Toutes les tentatives avaient jusque-là échoué, mais Suryan n’était nullement à l’abri d’une éventuelle destruction. Même à l’intérieur du Royaume, les ennemis, souvent des rivaux, se tenaient à l’affut de la moindre possibilité pour accaparer le pouvoir.

À Suryan, alors que les gens vaquaient à leurs activités habituelles, le bruit astronomique ayant secoué tout Plutak, fut répercuté en de dizaines d’échos amplifiés par les reliefs accidentés. Tout le monde fut sidéré. Les gens affluèrent par centaines vers le centre du campement où se tenaient d’habitude tous les rassemblements importants. Des paysans abandonnant leurs champs limitrophes couraient dans tous les sens pour rejoindre ladite place. Certains étaient enserrés dans des bliauds, d’autres portaient des tuniques sur des braies, des capes courtes à capuchon. Ils portaient presque tous des chausses et des cales de toile en guise de bonnets. Les braies et les chausses étaient retenues par des brayes en cuir.

Quant aux femmes, apeurées et ajustant leurs gorgets, elles arrivaient par dizaine en rameutant leurs enfants qui criaient dans toutes les directions. Elles étaient vêtues de vêtements plus longs que ceux des hommes les couvrant au minimum jusqu’au mollet. Certaines portaient des chemises aux cols ronds et larges sur le bas. D’autres y ajoutaient une pièce de toile sur les épaules et qu’elles nouaient sur la poitrine pour la maintenir. Cependant, toutes les femmes étaient nues sous leurs chemises longues, car elles ne portaient ni braies ni caleçons. Leurs jambes étaient protégées par des chausses courtes. Leurs têtes étaient seulement couvertes de carrés de toile blanche qu’elles nouaient de différentes manières. Les Guerriers enveloppés dans leurs pèlerines étaient déjà sur les lieux. Tout le monde était là sauf les blessés, les handicapés, les soldats chargés du guet et une seule femme.

Axiona n’avait absolument rien entendu, car non seulement elle était occupée et angoissée, mais aussi subjuguée par ce qui se passait autour d’elle, dans sa petite grotte qui lui servait de gîte. En effet, depuis plus d’une semaine, elle n’avait mis les pieds dehors se contentant, en guise de nourriture, de fruits secs et d’eau qu’elle avait stockée en prévision justement de ce grand événement. À peine dix-huit ans, elle paraissait encore plus jeune, tellement elle était magnifiquement belle. Les cheveux d’un épi blond qu’elle avait ébouriffés lui donnaient un air candide et sauvage. Adossée à la paroi rocheuse, elle regardait de ses yeux immenses et verts ses cuisses nues aussi fermes que galbées. La chemise retroussée divulguait une richesse si précieuse d’une peau douce et extrêmement veloutée. Plus haut, une poitrine riche et merveilleuse offrait à la vue deux seins ronds, blonds et fripons.  Plus bas, juste devant ses pieds immobiles, un petit ange la fixait de ses yeux étincelants : Axiona venait d’accoucher du plus beau des bébés.

– Tu l’appelleras Hider, lui intima la voix, alors qu’elle était traversée par les premières douleurs.
La voix était chaude, profonde et mystérieuse.
Prise de panique, Axiona chercha de ses yeux à situer la voix dans la pénombre de son petit local où elle était tragiquement seule.
– Tu prendras soin de cet enfant sans t’inquiéter de ses lendemains, lui insuffla encore la voix d’un ton doux et apaisant.

Abandonnée et seule, elle fut saisie par une peur indescriptible. Elle se mit à trembler de la tête aux pieds, oubliant ses spasmes et ses douleurs. Elle se réfugia dans ses mains tantôt en masquant ses oreilles tantôt en couvrant ses yeux ; elle pressentait la survenue de quelque chose d’extraordinaire, parce que ces derniers temps, elle faisait le même rêve. Celui-ci commençait avec la même sensation, il ne lui manquait que la même vision et au train où allaient les choses, cela ne saurait tarder.

Alors que les contractions douloureuses dont l’intensité et la fréquence ne cessaient d’augmenter, elle cherchait de son regard apeuré à détecter une présence, un signe, un mouvement, tout ce qui l’aurait un peu apaisée.

– N’aie pas peur, ô créature mortelle, je suis l’esprit protecteur. Cet angelot sera le défenseur du bien et l’ennemi du mal sur Terre.

Axiona se sentit perdue dans cette ambiance irréelle mettant à rude épreuve tous ses sens. Ah, si au moins il était là, il l’aurait aidé à supporter pas mal de choses. Oui, il l’aurait protégée éventuellement contre les esprits malsains. Lui, que les démons et autres diables craignaient, lui aurait été d’un réel réconfort, et puis c’était son premier et seul amour. Dynos était certainement le seul père. C’était le seul homme qui parla à ses secrets lorsqu’elle perdit ses parents à la dernière guerre contre le royaume Suryan. Les enfants orphelins devenaient automatiquement les serviteurs inconditionnels du Roi qui devenait à vie leur seul tuteur. Quand il l’eut vu la première fois, il en devint follement amoureux, mais son statut de souverain lui interdisait d’en prendre femme. Alors, il l’aima dans le silence des connivences en faisant d’elle sa concubine et sa maitresse. Soumise , cependant, avec une lueur d’espoir, elle apprit dans la force fragile de son corps sans défense à aimer ce dieu de la guerre qui finit par conquérir son cœur qui le baptisa aussi dieu de l’amour.

Son grand-père Tod était déjà un vieillard, lorsque Hider atteignit huit ans. Il l’inscrivit à la seule école des guerriers du Royaume qui formaient les commandeurs du futur. Là, il apprit les bases élémentaires du combat au corps à corps ainsi que les rudiments du lancer de couteaux. Il fit aussi ses premiers pas dans la lecture et l’écriture.

– Écoute, mon fils, lui dit le vieillard d’un air solennel, tu vas devoir te résigner à apprendre les techniques du combat et le maniement des armes. Seuls ton épée et ton arc seront tes meilleurs amis.
– Mais, grand-père, je ne me sens pas d’aplomb pour ce genre de choses, j’aime plutôt l’art et la culture.
– Oui, mon fils, seulement l’art du combat peut-être utile dans ce désert où les cœurs des hommes sont de pierre.
Il se tut devant l’ampleur de la révélation. Les mots étaient graves et vrais. Après quelques secondes de réflexion, il déclara sentencieusement :
— Je me range à votre sagesse et me plie à votre décision.

Depuis, l’enfant s’adonna corps et âme à ses cours et formations. Tout de suite, il émergea du lot. Il fut tellement brillant qu’il surclassa de loin tous ses camarades. Même ceux plus âgés que lui, des classes supérieures commencèrent à voir en lui un sérieux adversaire. D’ailleurs son professeur ne tarissait pas d’éloges en sa faveur, car Hider était non seulement doué, mais avait des dons aussi. En effet, il faisait, par de simples contractions, jaillir du sable de tout son corps qu’il éjectait dans toutes les directions. Parfois, en se crispant, il émanait de lui un certain champ électrisé qui lui permettait d’exercer un magnétisme fou sur presque tous les objets. Cependant, il lui arrivait de blesser ses camarades qui par inadvertance se frottaient à lui, alors qu’il était sous influence. Du coup et par précaution, il fut pris sous l’aile d’un ancien commandant d’armes qui se chargea de lui enseigner l’art de la maîtrise et celui du combat.

Alors qu’il atteignait ses dix ans, sa mère mourante était sur le point de le quitter définitivement.
- Tu ne vas plus à tes cours ? lui demanda-t-elle, un jour, de sa voix presque éteinte.
– J’ai terminé mon apprentissage, maman, il ne me reste que l’armée royale et je suis encore jeune pour y prétendre.
– Il faut trouver un moyen pour t’enrôler, je vais bientôt disparaître.
– Oui, je le sais, maman ! Je préfère rester auprès de toi ces derniers moments qui sont nôtres.

Deux mois plus tard, la mort lui ravit la femme la plus précieuse de sa vie. Il souffrit terriblement de cette séparation qui le marqua à jamais. La vie était devenue fade et le temps vraiment quelconque. Jeune et seul, il ne put gérer son deuil en se laissant aller à une tristesse infinie. Chaque jour qui venait, on le retrouvait au pied de sa tombe ; il se recueillait à chaque instant ne pouvant se résigner ; il se laissait aller en pleurant souvent au mépris de sa santé qui dépérissait. Il dormait peu, mangeait moins en faisant parfois des dépressions. Ses nuits étaient devenues de véritables cauchemars et ses jours de terribles calvaires. Ne pouvant plus supporte cet état de fait, il décida de la rejoindre pour mettre fin à son enfer.

C’est dur de mourir à douze ans, alors qu’on a toute la vie devant soi. Hider ne l’entendait pas de cette oreille ; pour lui la mort était une solution, non un problème. Au contraire, la mort allait le réunir avec sa mère qui lui manquait beaucoup sur cette terre inhospitalière. Alors errant tel un zombie à travers le désert, il décida de mettre fin à ses jours en se jetant du haut d’un grand rocher surplombant le lit d’un torrent à sec en ce temps-là. Levant ses bras vers le ciel comme s’il psalmodiait une prière, il sauta dans le vide la tête la première. Alors qu’il fonçait droit au sol, il fut happé par un tourbillon immense. En effet, un vent fort soufflant de nulle part souleva le sable fin et blond dans une vrille gigantesque. Hider fut emporté par le petit cyclone loin de ladite falaise. Une fois sain et sauf sur le sol, il entendit la voix de sa mère lui chuchoter à l’oreille : « Tu dois vivre, mon fils ! Je serai toujours près de toi et là où vont tes pas, mon âme t’accompagne. »

 De justesse, le don du sable et du vent venaient de lui sauver la vie.
Cette période douloureuse passée, et comme on dit que les aigles reviennent toujours vers les siens quand ils sont blessés, Hider revint encore une fois vers le vieux Tod qui était devenu aveugle. Celui-ci sachant ses jours comptés, il entreprit de lui inculquer toute sa sagesse pour qu’il devienne un véritable et grand guerrier.

Quatre années plus tard, le jeune Hider était bien campé sur ses jambes. À seize ans, il était déjà un guerrier redoutable. Il réussit à tous les concours, épreuves et duels, de telle sorte qu’il ravit la sympathie de ses maîtres et moniteurs. Ses qualités guerrières lui valurent le poste de chef de fraction élémentaire où il excella dans la prise en main et la conduite des hommes. Cependant, il dut essuyer souvent les sarcasmes des vétérans qui ne le voyaient pas d’un bon œil. Jalousie oblige, ils lui mirent des bâtons dans les roues dans l’espoir de freiner son ascension qu’ils jugeaient dangereuse pour leur avenir. Quant aux duels qu’il livrait à ses adversaires, il s’en sortait toujours vainqueur. Les hommes de son peuple et surtout les jeunes de son âge et même plus grands lui imposaient souvent des défis pour le battre et le rabaisser ; il les relevait sans peur en les battant de plate couture. Il atteignit tout de suite une grande renommée et on commença enfin à le craindre et à le respecter.

Alors qu’il accrochait le seuil de ses vingt ans, un événement capital survint en défrayant la chronique. Suryan fut attaqué par Naurius, un royaume pas tout à fait voisin, mais un des pires ennemis. Le roi Dynos alerta son armée tout en convoquant tous les gens capables de porter une arme ou susceptibles de participer à l’effort de guerre. Ridam, le fils du roi, Evan, le vieux général et Hider furent désignés à la tête des trois bastions de l’armée chargés de défendre Suryan et de repousser et anéantir l’ennemi.

– Je suis vieux et malade et ne peux m’acquitter convenablement d’une mission guerrière. Notre royaume est prospère, malheureusement il est en danger et nous devons coute que coute le défendre et le préserver, annonce sentencieusement Dynos.
– J’ai confiance en toi mon cher ami Evan et je sais que tu vas faire l’impossible pour nous tirer d’affaire, continua-t-il d’un air solennel. Quant à toi, mon fils, l’heure est venue de prouver que tu es un digne héritier, que tu es de la lignée des purs et des braves…
– Oui, mon père et mon roi ! C’est au fil de mon épée que je vais écrire notre épopée, lança Ridam d’un air arrogant et fier en maniant son arme dans toutes les directions avec une effroyable dextérité.

Puis, tout le monde se tut. Ce fut un instant de silence si dense qu’Hider se sentit affreusement seul et abandonné. Tous les regards des gens présents à cette assemblée se posèrent avec insistance sur son visage à la recherche d’une réponse. En fait, tout le monde se posait la question sur sa présence.
La réponse et sa confirmation vinrent du roi en mettant fin au doute et à la suspicion.
– Hider, mon fils !
Toute l’assemblée s’étonna d’emblée de l’interpellation pour le moins surprenante.
Le roi se rendit tout de suite compte de sa bévue et entreprit illico presto de la corriger.

– Oui, je te considère comme un autre fils que j’ai toujours espéré pour la pérennité du royaume. J’ai toujours souhaité un garçon fort, mais la nature, parfois capricieuse, m’a donné la belle Luna que voici : de son bras tendu, il montre sa fille. Cependant, la nature est aussi mystérieuse, car elle vient de doter le royaume d’un jeune homme aussi fort que talentueux que voilà : d’un signe de tête, il désigna Hider.

Au fond, il aurait bien voulu tout dévoiler à cette assemblée qu’il jugeait bête et sénile. Il aurait voulu se rattraper en rendant à César ce qui lui appartenait. Oui, il aurait aimé réhabiliter Hider dans ses droits naturels. Il suffisait de le reconnaitre et de l’annoncer publiquement, mais les circonstances étaient défavorables et son fils Ridam l’aurait mal pris. Méchant et vantard qu’il était, il n’aurait pas accepté un tel frère.

– Allez, mes chefs d’armes ! Je vous confie l’avenir de Suryan, leur dit-il d’un ton sérieux et profond. Que la nature nous assiste dans cette guerre qu’on nous impose.
Obéissants et déterminés, ils saluèrent en quittant leur roi d’un pas vif et décidé.

La bataille fut rude sauvage et sanguinaire. Hider fut blessé gravement la première heure. Hors de combat, on dut l’évacuer, presque mort, en fin de journée. Il y eut beaucoup de morts des deux côtés, un véritable carnage. Néanmoins, le royaume fut sauvé et l’ennemi chassé de ses terres. Ridam, en grand vainqueur, ne fut pas clément envers Hider. Il le traita même de lâche et de fuyard. Il dut encaisser sans rouspéter, car son état laissait à désirer. Cependant, il récupérait très vite et un mois plus tard, il était déjà sur pied. Malheureusement, un autre malheur vint le frapper : la mort de Tod, son grand-père.

C’était l’occasion que Ridam attendait. En effet, il utilisa toute sa méchanceté à monter un grave complot. Il monta les membres du clan contre Hider qui devait être proclamé leur leader en remplacement de son grand-père. Sage et prudent, il préféra éviter le conflit en quittant le clan et tout le royaume pour un certain temps.

– Majesté, je suis confus et je ne sais par où commencer.
– Ne t’inquiète pas Hider, je devine presque tes pensées, car je lis dans tes yeux beaucoup de peine.
– Majesté, votre bonté m’aide à surmonter, mais je dois suivre le destin qui m’appelle.
– Commence par pardonner à Ridam, à ton clan, ensuite réfléchis à ton départ.
– Mon départ ?
– Oui, mon fils ! Je viens de te dire, il y a un instant, que je lis les traits de ton esprit. Après ce qui s’est passé avec Ridam est ton clan, aucun homme digne ne serait resté et je suis fier que tu aies pris cette décision.
– Merci infiniment, Majesté ! J’avais peur que vous me refusiez de quitter le Royaume, je vous suis reconnaissant et redevable à vie.
– Va, mon fils ! Que les bons esprits t’accompagnent et que les bons vents te ramènent ! C’est avec impatience que nous attendrons ton retour. Va et écoute ton cœur, il saura t’éclairer vers ta destinée !
Hider entreprit, alors, son grand voyage…

Cela faisait déjà trois ans qu’il errait vivant de chasse et aux environs des points d’eau qu’il découvre au fur et à mesure qu’il s’aventurait dans le grand désert. Celui-ci est extraordinaire en ce sens qu’il exerce un pouvoir étrange et magique en mettant l’individu en rapport avec lui-même de telle sorte qu’il s’explore en dressant son propre inventaire. Il a cette force qui vous laisse une impression profonde, à l’image de son espace gigantesque, d’un infini qui vous submerge par sa dimension jusqu’à l’oubli. Hider avait besoin de se retrouver avec lui-même et seuls ces moments de solitude bienfaitrice étaient à même de l’aider à surmonter son déficit moral.

Une nuit, alors qu’il s’abandonnait dans les bras de Morphée, il fut réveillé par des bruissements. Il s’interdit de respirer pour mieux saisir ce qui lui semblait être des chuchotements. Il sentit que quelque chose de doux frôlait son corps, il ouvrit alors les yeux. Il fut surpris tout d’abord par la petite lumière qui flottait dans la petite grotte qu’elle éclairait. Il se releva doucement sur son séant pour bien suivre son déplacement.

– Ne t’inquiète pas et reste calme, je te veux du bien, lui annonce d’un ton neutre l’ectoplasme difforme qui ne cesse de se mouvoir dans tous les sens.
– Qui es-tu ? Montre-toi, s’il te plait, sous ta vraie forme que je puisse discerner tes traits, si tu veux que je sois rassuré, lui lança Hider tout en se saisissant de son épée.
– Rassure-toi et reste calme. Je suis envoyé pour t’éclairer la lanterne, lui dit la chose qui était tantôt Esprit, tantôt Elfe et tantôt Fée.

Hider demeura bouche bée, car le timbre de la voix ne lui était pas inconnu. Il s’assit cette fois en tailleur pour bien écouter.

– Tu vas devoir suivre mes conseils et exécuter mes directives à la lettre, car tu es appelé à une nouvelle destinée.
Non, il n’y avait plus aucun doute ! Il était certain, c’était la voix de sa maman qui se répercutait à même son cerveau très sollicité.
– Oui, oui, cria-t-il avec empressement, je ferai ce que vous me commandiez de faire.
– Saisis-toi de ton épée et brandis-la face à ton visage sans la quitter d’yeux un seul instant.
– Tiens, c’est bizarre ! Je n’arrive plus à la soulever, on dirait qu’elle est soudée au sol.
– Concentre-toi et essaie encore et encore.

Après plusieurs tentatives, Hider ne put libérer son arme. Défait, il dut s’avouer vaincu. Il desserra sa poigne en hochant les épaules en guise de réponse pour signifier son impuissance. À ce moment-là, son épée se mit à bouger et vint fidèlement se coller à sa main. À cet instant précis, tout son corps fut parcouru d’une décharge électrique jamais connue. Il lança un cri tellement strident que les parois de la grotte se mirent à trembler. Puis, ne sentant plus son corps, il s’évanouit.

Quelques minutes plus tard, il sortit de sa léthargie tout d’hilarité. L’Elfe-fée était encore là juste à côté de lui et son épée brillait d’un éclat éblouissant.

– Il me semble avoir dormi une éternité, je me sens totalement changé, dit-il d’une voix chevrotante.
– En effet, tu as livré beaucoup de combats et nous sommes satisfaits de tes hauts faits d’armes. Tu es devenu Hider le justicier conquérant.
– Ah, il me revient certains rêves, des cauchemars et des guerres. Oui, beaucoup de sang versé à travers un grand désert.
– Oui, la fiction s’imbrique dans la réalité et tu as même été mortellement blessé du côté de ton cœur.
Hider se mit à farfouiller dans sa poitrine, sa main rencontra une grande cicatrice due à une sérieuse estafilade.

– Ne cherche pas à déchiffrer l’indéchiffrable et pense à rejoindre le Royaume de Suryan où le roi est agonisant. Cela fait un hiver qu’il est malade.
– Hein ! J’ai dormi tout ce temps ? Demanda-t-il ahuri.
– Ne t’inquiète pas, le destin t’appelle et tu vas devoir tuer ton frère pour sauver Suryan et son peuple qui t’attend.
– Tuer mon frère ?
– Sache que tout est possible dans la vie et parfois la réalité est orpheline de vérité.

Un mois plus tard, Hider était sur le chemin du retour…





Dernière édition par Hider Warin le Dim 20 Oct - 20:10, édité 3 fois
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Sam 19 Oct - 13:51
L'histoire de Hider.
Chapitre II


Cela faisait des heures qu’il marchait et le soleil périclitait là-bas au fond de l’horizon ; une fraicheur agréable prenait possession de l’immensité de sable et de rocaille. Alors qu’il suivait une sente sinueuse, il perçut un mouvement derrière des buissons. Il retint le temps d’un instant sa respiration. Un bruissement se rapprochant se fit entendre. Un petit animal, mi-lièvre, mi-kangourou, blanc émergea enfin du fouillis. Hider dont les nerfs étaient à fleur de peau se saisit d’un mouvement vif de son archer qu’il arma d’une flèche aussi redoutable que la lame d’une épée.


– Ne décroche pas Hider ! Tu ne peux m’avoir, alors que je suis plus rapide que l’éclair, lui enjoignit le marsupial bien campé sur ses pattes arrières.

Hider fut sidéré plutôt qu’apeuré. Il lâcha prise en baissant son arc qu’il avait si bien tendu. Depuis sa blessure et sa rencontre avec l’elfe-fée, il était devenu mature et vacciné. Plus rien ne lui faisait peur, même les créatures surnaturelles, car ses dons et son épée lui étaient d’un réel réconfort.

– Approche-toi de moi, beau guerrier ! Je vais te dire un secret, lui dit le petit animal en remuant ses oreilles.

Hider avança de quelques pas en mettant tous ses sens en alerte

— regarde ce loup-là bas, il me court après toute la journée. Il ne me laisse pas tranquille et je veux rejoindre mes petits. Je ne veux pas lui montrer mon nid.

En effet, un animal ressemblant beaucoup plus au chacal se tenait non loin de là ; il observait la petite chose d’un air méchant et grave.

– Ne t’inquiète pas, je vais m’en occuper. Tu vas pouvoir rentrer chez toi retrouver les tiens. Je n’aime pas les tyrans d’où qu’ils soient.

Hider se saisit encore une fois de son arc et se dirigea droit sur l’animal qui ne s’enfuit pas, cependant. À vingt mètres de lui, il tendit son arc qui se mit à vibrer de plus en plus intensément. Les fortes vibrations se répercutèrent le long de son avant-bras, ensuite, dans tout son corps qui se mit à trembler, traversé par mille et une secousses. Mû par un réflexe de survie, il porta sa main à son épée qui se raidit sous sa poigne. Les vibrations s’atténuèrent derechef. Toutefois, à ce moment-là, le loup avait totalement disparu. À sa place se tenait un chacal géant avec des ailes rabattues sur ses flans et qui se transformait tantôt en dragon tantôt en diable.

– Tu dois le tuer, Hider. L’heure de vérité a enfin sonné pour toi, lui dit le gros lièvre qui s’était mué en elfe-fée.

Hider la reconnut. Du coup, il se sentit protégé.

– Se peut-il que le diable soit mon frère, ô belle fée ?
– Tue-le sans discuter ! Le temps est précieux et ne saurait être de ton côté si tu mets à tergiverser de la sorte, lui intima la belle créature.

Le diable fonça comme un vent fou sur Hider qui commanda au sable de le prendre dans son tourbillon et sans attendre un seul instant, il dégaina son épée qu’il enfonça de toutes ses forces au centre du vent tournoyant. Un cri strident emplit le désert de sa frayeur, puis s’éteignit happé par le grand silence proverbial : la mort du diable fut prononcée.

– Bravo Hider ! À présent, ta route est toute tracée. Alors, suis ton cœur et n’écoute que ton esprit. Cependant, ne t’attendris jamais quand la mort se met à roder ; il y va de ta vie et de celle de ton peuple qui t’attend de plain-pied.
– j’espère, ô elfe-fée, que tu vas m’accompagner, cette fois-ci.
– Oh, que non, noble humain ! Même si nos chemins se croisent, nous ne sommes jamais identiques. Tu dois mener ta vie auprès de tes semblables, parmi les tiens. Néanmoins, retiens ceci : tu ne me verras plus jamais sous cet aspect !
– Je…

Il n’eut pas le temps de formuler sa phrase, car l’elfe-fée avait déjà disparu. Demeuré seul, il eut le sentiment d’être abandonné. Était-ce un aveu amoureux ? Aimait-il l’elfe-fée ? Il se surprit à sourire à cette idée. Oui, il l’aimait d’un amour étrange qui la lui faisait ressembler à une certaine Luna qu’il avait laissée à Suryan. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, il avait commencé à trop penser à Luna et ce depuis qu’il avait quitté le royaume. Certes, il l’avait approchée plusieurs fois, mais les circonstances ne lui permettaient pas d’aller plus loin. La protégée d’un roi n’est point à la portée de quiconque, dût-il être général. Il fallait être le préféré de celui-là pour prétendre à tel honneur et Hider n’était pas encore à cette hauteur. Entre les deux, il aurait choisi Luna, car elle avait le regard qui tue et le sourire qui désarme. Ses cheveux blonds comme un champ de blé mûr lui arrivaient jusqu’aux reins avec cependant une frange rebelle soulignant un front beau et serein. De ses yeux clairs à dominance de vert s’échappait un regard aussi troublant qu’un baiser amoureux. Le nez presque enfantin ajoutait à son charme féminin un soupçon d’innocence. Sa bouche où le sourire conquis et conquérant se logeait était d’une sensualité merveilleuse. Luna était belle et jolie en même temps.

Alors que son esprit lui faisait du cinéma bleu à l’eau de rose, des bruits de pas et de voix mêlés à des cris d’enfants se firent entendre. Émergeant de ses rêveries, Hider tendit l’oreille pour mieux appréhender les cris. Ceux-ci devenant de plus en plus clairs, il comprit que des gens pressés, peut-être fuyants, venaient dans sa direction. Il courut dans leur direction en utilisant les accidents du terrain pour éviter d’être vu. Un petit groupe composé surtout de femmes et d’enfants avançait péniblement ; ils étaient presque en haillons et à leur démarche on voyait qu’ils étaient exténués.

Il alla à leur rencontre.

– Hé ! Qui êtes-vous et d’où venez-vous ? leur demanda-t-il en s’approchant d’eux d’un pas mesuré pour ne pas les effrayer.

Le groupe s’arrêta de marcher. Une femme d’un certain âge sortit du lot.

- Qui êtes-vous, monseigneur ? demanda-t-elle d’une voix fatiguée.
– N’ayez aucune crainte, je viens en ami, lui répondit-il pour atténuer ses appréhensions.
– Nous sommes une caste du Royaume de Suryan à quinze jours de marche d’ici. Nous fuyons la persécution dont notre clan a fait l’objet depuis la mort de notre bon vieux roi Dynos. En effet, nous vivions dans la paix et la sérénité, mais depuis l’intronisation de son fils Ridam, tout a changé.
– De quel clan, êtes-vous, ô noble dame ? Lui demanda-t-il tout ému.

– Du clan « Tod », mon fils. Le tyran Ridam a massacré la majorité de nos hommes avec son armée. Terrorisés et sans défense, nous avons préféré fuir plutôt que mourir.

Le sang ne fit qu’un tour dans les veines d’Hider qui se mit à bouillonner de colère devant la dame, dont plus rien n’émeut, tellement ses yeux étaient éteints et chassieux. Serrant les poignets jusqu’à ce que les jointures deviennent blanches, il lança un gros soupir chargé de particules d’électricité et de sable hautement ionisé. Puis, s’approchant carrément de la femme, il lui prit les mains qu’il se mit à caresser et à tapoter.

- Je suis le petit fils de Tod, vous êtes les miens ! lança-t-il d’une voix chaude et grave à toute l’assemblée.
– Si tu es Hider, tu dois connaitre le nom de ta mère, brave homme ! Lui souffla la vieille dame enfin apaisée.
– Je suis le fils d'Axiana, la fille de Tod, votre chef de clan, clama-t-il sereinement.

Enfin, le visage de la femme s’éclaira et se mettant à genoux, elle se mit à égrener des mots dans une étrange psalmodie qu’elle seule connaissait. Ceci fait, elle invita tout le monde à l’imiter…

– Que la Nature soit remerciée d’avoir mis sur notre chemin, un vaillant guerrier de notre clan, alors que nous nous sentions perdus, articula-t-elle en levant vers le visage d’Hider, ses rugueuses mains.
– Levez-vous, ô braves gens ! Vous n’avez plus rien à craindre maintenant. Je vais vous emmener en lieu sûr où vous aurez à boire et à manger. Par le sang de « Tod » qui coule dans nos veines roussies, par le lien sacré du clan, par l’esprit de l’enfant qui va naître, par tous les péchés capitaux, par la relation de l’esclave au maître, par les monts, par les vaux, je promets de rendre à Suryan sa lumière d’antan.

Néanmoins, usant de sagesse, Hider dût déférer ses promesses. Il avait beaucoup plus urgent à faire. Il fallait assurer gîte et victuailles à sa petite communauté qui était non seulement en détresse, mais était aussi dans le besoin. Il fallait au plus vite parer à ses exigences. Il emmena son petit clan dans la montagne où il a vécu tout seul un certain temps. Le relief était tellement accidenté que rares étaient les guerriers qui s’y aventuraient. Cela procurait une sécurité sûre, quoique toute relative. La région regorgeait de gibier et l’eau était à profusion. C’était le seul coin idéal où le petit monde pouvait vivre un tant soit peu en paix. Au bout de quatre ans, le clan s’était ressoudé et les enfants commencèrent à s’occuper de la chasse et de la corvée d’eau et aussi de la garde du camp. Hider mit tout son temps à leur apprendre les rudiments de la lutte et du maniement de l’arc et de l’épée. Ce n’est que lors qu’il envisagea de s’occuper du royaume de Suryan.

Une certaine aube, l’information se propagea comme une trainée de poudre dans tout Suryan. Les Suryannais furent surpris d’apprendre que leur Royaume venait de subir une attaque de la part d’un seul guerrier. Les premiers hommes qui se mirent en travers de son chemin tôt ce matin furent décimés. Le roi Ridam est tout de suite mis au courant ; il sortit à la tête de ses hommes les plus hardis. L’homme était déjà sur place. Il se tenait droit en narguant toute la foule qui s’était agglutinée autour de lui, mais à une certaine distance. À l’arrivée du roi e de ses sbires, les badauds leur firent place en fuyant.

– Tu oses t’attaquer à notre royaume et tuer certains de mes hommes, alors que tu es seul ! Tu vas devoir chèrement payer ta petite folie, lui lança Ridam d’une vive voix.
– Je suis seul et donc à votre merci. Que celui qui se sent roi vient se mesurer à moi. Cela permet d’épargner d’autres vies, lui répondit Hider sur un ton serein.
– Je ne ferai de toi qu’une bouchée, pauvre guerrier perdu. Je suis Ridam, le roi de Suryan, annonça-t-il tout en progressant de quelques pas, et en maniant son épée dans toutes les directions.
– Vive Ridam ! Vive le roi ! scanda la foule à gorge déployée.

Les deux hommes se regardaient sans se quitter des yeux un seul instant. Chacun jugeait l’autre dans ses moindres mouvements pour décider du moment de l’attaque. Chacun essayait de mettre à jour les faiblesses de l’adversaire pour lui porter le coup fatal. N’était-ce pas là justement le but de ce duel ? La générosité contre la tyrannie la bonté contre la méchanceté, le bien contre le mal trouvaient là, en Hider et Ridam, leur parfaite définition. La foule immense emmurée dans un silence presque religieux observait les deux hommes condamnés à se battre à mort sans possibilité d’abdication. Oui, seul l’un des deux doit survivre à ce moment terrible et mortifiant. Hommes, femmes et enfants assistaient stoïquement à ce duel terrifiant où les lames vont s’affronter les corps des deux adversaires dans un duel sans merci et nulle échappatoire.

Les deux guerriers s’approchaient dangereusement, les nerfs et les muscles à dure épreuve. La tension devenait de plus en plus forte jusqu’à frôler l’insupportable. Elle déformait les traits de leurs visages en les faisant ressembler à des masques hideux. Le moment était venu pour montrer sa vaillance, son courage et sa prééminence. Ridam devait attester sa légitimité et montrer sa préséance et Hider son leadership et sa précellence. Pour rendre le combat noble et rapide, Hider avait proposé un combat singulier sans protections lourdes à l’image du haubert et du harnois. Ils devaient se départager juste à l’épée. Ridam se croyait tellement bon escrimeur qu’il accepta l’accord sans rechigner, d’autant plus qu’il était assisté par… son fidèle démon. D’ailleurs, celui-ci ne le quittait plus et en cet instant précis, il lui susurrait d’attaquer le premier pour déstabiliser et avoir un ascendant psychologique sur son adversaire.

Le choc fut terrible quand les deux épées se rencontrèrent ; ne s’attendant pas à une telle force. Heureusement qu’il se reprit à temps avant d’aller mordre dans la poussière.

-He, Hider ! Tu as peur ? Lui lança Ridam d’un air moqueur.

Des rires, des cris et des chuchotements emplirent le ciel de la petite place noire de monde.  Hider lança un regard perçant qui en dit long sur son intention à son vis-à-vis sinistre et arrogant. Soudain, il se porta vivement sur lui en décrivant un foudroyant moulinet à son épée grâce à une torsion étudiée de son bras. L’autre esquiva de justesse en essayant de l’embrocher ; celui-là revient à la charge en ajustant une coupe fendante sur son crâne, mais celui-ci se projeta en arrière juste à temps pour éviter le coup. Surpris par la réaction de Hider, car ne s’attendant point à un tel punch, Ridam perdit un peu confiance en soi. Il se mit à se déplacer rapidement pour ne pas constituer une cible idéale. Les lames s’entrechoquèrent alors de nouveau en étincelant de tous leurs éclats sous les rayons perpendiculaires du soleil. Hider attaqua encore, se défendit, puis riposta en comptant sur sa force et son art à manier l’épée. Ridam, usant de son expérience et de son agilité, paraît à tous les coups. Enfin, il attaqua à son tour.

Haineux, il mettait trop de hargne dans ses attaques, il voulait en finir rapidement, car il comprit que son adversaire était un rude combattant. Il mit tant de force dans ses actions qu’Hider crut un instant qu’il n’arriverait jamais à le contenir. Ils suaient déjà en soufflant comme des buffles. Dans un réflexe ultime de survie, Hider employa toute son énergie pour déstabiliser son vis-à-vis qui chancela en perdant de son assurance. Alors qu’il allait lui asséner le coup fatal, Hider sentit son bras devenir lourd comme s’il était retenu par quelque force bizarre.

– Tu ne dois pas tuer ton frère, brave Hider.
– Ah, te revoilà, elfe-fée ! Tu m’as beaucoup manqué.

En cet instant précis, Ridam le chargea avec violence en lui portant une estocade. Hider eut juste le temps de sauver sa nuque, mais ne put éviter que son bras soit touché. La douleur le rappela à l’ordre et à l’évidence. En une fraction de seconde, il se souvint des derniers mots de l’elfe-fée qui lui signifiait qu’il ne la verrait plus sous sa forme habituelle. Oh, oui celle qui venait de le distraire ne pouvait être elle. D’un geste bref, il brandit son épée en concentrant son regard sur sa lame effilée, puis exécutant un quart de tour, il dirigea celle-ci vers la fausse fée. Un éclair de grande intensité brûla la créature étrange qui disparut dans un cri horrifiant.

– À nous deux, sale tricheur et homme sans honneur, dit-il à l’adresse de Ridam qui sentit son heure devenir prochaine après la perte de son démon sur lequel il comptait pour régner indéfiniment sur Suryan.

La foule se mit à crier, car un groupe de guerrier commandé par une belle femme venait d’investir la place juste derrière Ridam qui reculait en transes.

Hider reconnut Luna, mais comme la douleur au niveau de son bras s’amplifiait, il oublia un instant son charme et les murmures amoureux de son cœur.

Ridam donna l’ordre d’attaquer, les guerriers foncèrent sur leur proie blessée. En cet instant précis, Hider lança son terrible cri qui fit déclencher une vilaine tempête de sable et profitant du désarroi de ses vis-à-vis qui furent emportés par un tourbillon sans pitié, il fonça sur Ridam qui ne put esquiver la lourde lame qui s’abattit sur sa tête qui vola en éclats, telle une grenade éclatée.


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Sam 19 Oct - 13:52
L'histoire de Hider.
Chapitre III

Par la force des choses, son courage, son sang et sa lignée, Hider était devenu le roi le plus aimé de Suryan. Tous les gens lui vouaient obéissance et respect et même Luna, à laquelle il avait épargné la vie par amour profond et sincère, lui était devenue un sujet fidèle. Elle l’aimait aussi en silence, mais laissait éclater son amour quand elle danse. Suave et féline, elle imprimait à son corps svelte et ambré des mouvements suggestifs et Hider adorait la voir exercer sur lui tout son art séducteur le plus expressif.

En effet, depuis son intronisation légendaire, Hider a mis tout son pouvoir et son savoir-faire à contribution pour faire de Suryan un royaume exemplaire, et c’est dans cet état d’esprit qu’il construit son système pour régner sur son peuple d’une façon totalitaire, certes, mais juste et impartiale. Par ses ordres réfléchis et ses directives raisonnables et raisonnées, il statua la division de son peuple en trois ordres distincts et efficaces : les Combattants, les Prieurs et les Travailleurs. Pour consolider son trône et assurer une stabilité réelle à son règne, il créa des sous-ordres à la classe supérieure des Combattants. Ainsi, les nobles du royaume furent fractionnés en échelon de puissance et le premier fut appelé le Cercle des Seigneurs suivi du Cercle des Chevaliers. Néanmoins, tous les membres de cette classe adoptent un même mode de vie malgré leurs différences : maisons fortes, nourriture abondante, vie d’apparat (banquets-danse-musique), chasse et tout ce qui a trait à la guerre. Quant aux Prieurs, ils sont les gardiens spirituels du Royaume, leurs conseils ont force de loi parfois sur l’ensemble des Suryannais qui étaient sommés de les respecter, voire les vénérer. Assujettis à la volonté des seigneurs, les Travailleurs appartenaient en quelque sorte à leurs riches propriétaires et vivaient dans leurs fiefs respectifs en tant que serfs, paysans ou esclaves.

Hider savait que son royaume était encore fragile et qu’il fallait le consolider continuellement et sans relâches, car il était toujours entouré d’ennemis haineux et coriaces. Les démons de Plutak, au service d’autres royaumes, étaient vraiment à craindre, et ce malgré ses dons de sable et la puissance de son épée. Malgré les apparences et le stade de son opulence, il était malheureux et anxieux, car il redoutait une extrême vengeance du Grand Démon, le maitre du démon de Ridam qu’il avait terrassé un certain jour de gloire. Depuis cet événement salutaire, Hider ne cessait de vivre des cauchemars tout aussi horribles que barbares. Chaque nuit, seul dans son lit, loin du tumulte, du vin, de la danse érotique de Luna, des corps frais des pucelles qui le servaient en l’entourant de tous les égards, il souffrait dans le silence mortifiant des instants cannibales et bâtards. Non loin de là, elle était là, suppliant les dieux qu’il puisse lui accorder son pardon impérial. Elle lui saurait gré, elle lui serait éternellement redevable en lui accordant en retour toutes ses faveurs.

De noble, la déchéance ayant atteint la princesse Luna, elle dégringola au-delà de toutes les échelles. Devenue esclave par définition, elle appartenait au roi qui pouvait disposer de son corps et de son âme sans jamais la hisser au rang de dame. Cela faisait mal à Hider qui l’aimât d’un amour aussi fou que téméraire, aussi audacieux que frauduleux, aussi prohibé que délictuel. Tout le problème était là ! Luna était un fruit défendu et l’esprit de Hider était rebelle. Il se livrait un combat farouche pour dompter les envies et les désirs qui partaient, à chaque instant sans jamais faillir, à l’assaut de sa forteresse où il détenait la source de son dilemme dans le donjon le plus reculé de sa conscience. Néanmoins, Luna n’était point le problème majeur, certes, elle occupait ses pensées, mais pas au point de constituer une obsession pour lui. Il était le maitre de Suryan et avait tout le monde à sa disposition. Tout un harem était là juste pour le servir, le divertir et le satisfaire. La grande question était autre, elle regardait l’avenir de Suryan.

Oui, depuis que ses nuits sont devenues blanches, il ne cesse de se turlupiner et même Zebron ne lui fut d’aucun secours. Au contraire, il ajouta du grain à son moulin qui manquait affreusement d’eau. Le Grand Prieur était le gardien spirituel du royaume de Suryan. Il s’occupait de tous les rituels et offices en assistant Hider dans la gestion en lui prodiguant conseils et réflexions. Il était en quelque sorte une Éminence grise sans cathédrale ni église.

—Dis-moi grand Zebron, peux-tu interpréter mon rêve ?
—Oui, grand Hider, mes pouvoirs vont au-delà des lumières célestes, ils sondent jusqu’au fond des ténèbres terrestres.
— Enfin, il s’agit d’un vrai cauchemar, il ne me quitte plus depuis des nuits, je vois tout en noir.
—Parfois, nous subissons la pression de notre âme qui vole de ses propres ailes, alors nous ne comprenons pas ce qui se passe dans notre intérieur. Le sommeil, c’est comme la vie qui continue au fond du néant, l’on se retrouve seul face à une autre existence.
— C’est terrible et affolant ce que je vois ! C’est horrible et monstrueux à la fois, et je n’arrive pas m’en défaire, je souffre énormément. Si tu es prévoyant et vrai chaman, trouve-moi une solution !
—Raconte-moi d’abord ce que tu vois, ensuite j’aviserai du chemin à suivre pour te sortir de ce champ obscur où l’âme éprouve parfois le besoin de faire paitre ses brebis en marge de la vie. Ce ne sont peut-être que des illusions perdues ou des espoirs éventrés qui continuent de cogiter dans un coin de votre esprit.
—Non, c’est plus profond et plus compliqué ! je ne pense pas que ce soit juste des rêves ou des cauchemars, mais de véritables visions que je ne puisse situer dans le temps.
—On verra, commence par te souvenir, et raconte-moi tous les faits sans omettre quoi que ce soit, chaque détail peut avoir une grande importance.
—Tout d’abord, je vois un géant surgir du néant criant dans un cor. C’est tellement fort que l’on devienne assourdi, que l’on frôle la perte de connaissance. Toutes les montagnes vibrent à l’écoute de ses cris et tout le désert tremble. La lumière s’estompe d’elle-même comme confisquée par un démon, tout devient noir, on n’entend que les cris d’horreur. Puis, le ciel est déchiqueté par des éclairs profonds et paralysants et l’on entend des roulements de tonnerre terrifiants. Ensuite survient un silence religieux et l’on entend une voix grave murmurer : « Fureur, détresse, angoisse sont les jours de ce temps de ravage, de guerre et de destruction. »
Hider se tut un instant, surpris par le masque, soudain, hideux de Zebron qui le regardait d’un air hilare.
—Qu’as-tu, grand Prieur ? Je te vois absent et pâle ! Lui lança Hider, interpellé par son hâle.
—Continue, grand Hider, sans t’arrêter, ce que tu avances est d’une importance capitale ! Je t’en supplie, déballe tout ce que tu as vu, je ne pense pas que ce soit un cauchemar. Vas-y, raconte avant que tu n’oublies un détail majeur !
—Sont-ce mes propos qui te rendent malade ? Si tel est le cas, je ne dois rien ajouter ; je ne veux pas perdre bêtement un si bon conseiller.
—Non, je ne suis pas malade, juste un peu excité par ton discours qui me rappelle un événement extrême dont je ne peux parler avant l’apparition des symptômes premiers. Continue, je t’expliquerai plus tard après m’être vraiment assuré. Ne t’inquiète pas, épluche seulement tes idées.
—Le géant était étonnant avec sa tête et ses cheveux blancs ; ses yeux grands et pétillants étaient deux feux étincelants et ses jambes semblaient de l’acier trempé à peine sorti d’un brasier ardent. Dans sa main droite, il tenait en laisse sept rois qui aboyaient comme des chiens et à sa main gauche pendait une lune qui pleurait des larmes rouge-sang. Après un certain temps, le ciel s’ouvre comme une porte et une voix forte m’interpelle : « Hider, tu dois venir boire la flamme de la montagne de feu dont l’adret est le paradis et l’ubac l’enfer ». Et sur ces entrefaites, je me réveille tout en sueur, le cœur sur le point de rompre et l’âme habitée par une grande frayeur.
—Il n’y a pas lieu de s’alarmer pour l’instant, ce sont juste des visions pour le moment. Je vais compulser mes testaments et tenir un concile avec les Prieurs pour déterminer si ce sont des révélations ou juste des cauchemars. Il se peut que tout aille disparaitre, puisque tu as profané leur caractère secret. Généralement, un rêve ne se réalise jamais quand on en parle, quand on le met à nu. Si ces visions persistent, alors il faudrait les prendre au sérieux. En tout cas, je vais m’en occuper dès ce soir, à la tombée de la nuit. Je vais invoquer les Esprits de Plutak et les Gardiens de Suryan pour résoudre le mystère de ces visions. Sur ce, grand Hider, permets-moi de me retirer, j’ai beaucoup de choses à faire.

—Oui, je te libère, je vais me distraire, car j’ai les nerfs à fleur de peau.
—Je vais demander qu’on vous ramène Luna, c’est la seule qui puisse te divertir.

*************************************************************
Cela faisait trente jours que Luna était sollicitée chaque nuit à s’occuper des nuits blanches de son maitre incontesté, le roi Hider. Éreintée et exploitée, elle se multipliait toujours pour non seulement satisfaire son seigneur, mais aussi pour lui plaire. En son for intérieur, elle caressait un certain espoir, maigre certes, mais pas du tout illusoire. Chaque nuit, elle mettait ses efforts et son art à contribution au profit juste de cet idéal qui ferait d’elle la Première suryanaise et son corps était son seul et fidèle allié dans cette tâche qui frôlait l’irréel. Cependant, elle était certaine de son intérêt grandissant pour elle, son regard tendre et ardent en disait long sur ses intentions. Elle sentait qu’il la pénétrait profondément en fouillant les atomes de son corps un à un. Sure de cet ascendant, elle cajolait l’idée de finir dans sa vie, à ses côtés. C’était juste une question de temps. Néanmoins, elle ignorait qu’un obstacle des plus géants l’empêchait à juste titre d’aller de l’avant. Elle ne pouvait deviner qu’il souffrait justement de cette impuissance qui le tuait à chacun des gestes qu’elle imprimait à son corps pour le séduire et l’obnubiler.

Au-delà des spécificités vestimentaires, Luna savait faire parler son corps, le langage de la séduction. Elle mariait avec doigté les mouvements qu’elle perfectionnait chaque fois davantage avec l’expressivité de son regard, elle exprimait émotions, sentiments et idées. Consciente qu’elle le subjuguait, elle redoublait pour le tenir dans une béatitude en parlant justement à son esprit par sa gestuelle plurielle et captivante et ses regards suggestifs et langoureux. Là où le regard se dirige, l’esprit conquis le suit pour faire exploser l’âme dans une suprême joie. Certaine de ses atouts, elle attendait avec impatience le jour où il daignera, enfin, à parler à ses secrets. Esclave et démunie, elle n’avait que la danse pour communiquer à celui qui habitait son cœur et son esprit, son corps et sa vie.

Cette nuit-là, elle avait décidé d’aller plus loin en s’imposant une nouvelle technique, un rythme et un apparat différents. En fait, elle ne faisait que suivre les méandres d’un rêve qu’elle avait fait la veille. Elle se voyait dans un champ tout en fleurs et soudain tout se mettait à brûler autour d’elle, alors elle se sauvait en courant droit devant en criant de toute ses forces. Puis tout s’arrêtait et redevenait comme avant, et là apparaissait un homme sur un cheval blanc. Il lui souriait en lui tendant le bras pour la cueillir et la hisser en califourchon devant lui. Alors qu’elle s’approchait de lui, le cheval se transforma en un gigantesque serpent qui s’enroula autour d’Hider qui se mit à hurler. En une fraction de seconde, il l’avala tout entier en expulsant de sa gueule horrible ses habits et ossements. Le cœur battant à rompre, la peur habitant ses entrailles, elle se réveilla en sursaut tout en sueur. Enfin, elle prit conscience que ce n’était qu’un rêve, peut-être prémonitoire, et qu’il fallait parer au plus pressé. Oui, il fallait passer à l’action et conquérir son cœur et son corps en même temps. Son ventre plat et étincelant se mit à se mouvoir dans un geste affolant. Luna imprimait à son corps un mouvement spiral composé de variations ondulatoires et sinueuses.

À ce jeu de pyramides, elle associait des gestes saccadés et vibratoires qui donnent à son corps fluidité et électricité. Luna progressait dans la célébration charnelle de sa féminité avec en tête une seule idée : faire d’Hider son amant sinon le maitre de son corps. Quelques nobles étaient là ainsi que certains Prieurs. Hider ne quittait pas une seule seconde ce corps fabuleux qui exécutait des arabesques aussi troublantes, lascives et incendiaires. Oui, il brûlait de l’intérieur, mais n’avait nullement le choix. Il était en haut, elle était en bas. Pour faire sensation, elle s’était drapée d’un léger voile, fin et transparent pour mieux aguicher son seul soupirant. Elle appliquait sciemment et savamment l’exhibition du corps dans la séduction. Elle manipulait le voile en tulle en le faisant tantôt voler avec élégance et tantôt virevolter autour de son corps pour accentuer ses ondoiements. Le voile docile adhère aux gestes du corps en se dessinant et se dépliant tout en suivant les accélérations des mouvements de la danse. Luna régnait en maitresse absolue sur tous les sens en usant judicieusement d’érotisme et de décence. Selon ses mouvements, elle s’offrait un instant pour se dérober le suivant au regard. Hider aimait ce jeu-là et il s’appliquait pour épingler le moment fatal où le voile, enfin, tout dévoile. Cette nuit-là était toute spéciale, car Luna y excellait dans l’art de moduler le voile pour rendre magnifiques ses mouvements où se reflétait l’expression tamisée du plaisir. Dans ce jeu, du oui du non en même temps, Luna cachait en montrant et montrait en cachant en interpellant les sensations et l’imaginaire à transcender les frontières de l’intimité.

Alors que tout le monde était absorbé par le tableau féerique et la danse magique, un petit Prieur investit les lieux d’un pas alerte ; il se rendit auprès de Zebron qui lui prêta une oreille attentive. À peine celui-là eut-il fini ce qu’il avait à dire qu’on vit celui-ci sortir presque au pas de course. Le Grand Prieur était le seul autorisé à disposer ainsi en présence du Roi Hider. Celui-ci comprit qu’il y avait danger en la demeure, mais confiant, il ne crut pas bon de rompre le spectacle. Dehors, alors que le Grand Prieur se dépêchait dans la rue, une grande clameur s’élevait dans le ciel. Au bout de quelques minutes, il déboucha sur la grande place qui vit les exploits d’Hider contre Ridam et son démon. La foule se tut soudain en s’écartant pour libérer le passage à Zebron. Là, en plein milieu, sous le regard hilare des gens, un serpent géant au corps de feu se tordait au milieu des flammes. Drapé d’un voile de feu, il ondoyait en dessinant des spirales à la manière de Luna. Tout de suite, le Grand Prieur dressa le parallèle, mais trébucha sur sa lecture et sa signification, car apparemment, il n’y avait entre les deux éléments aucun point commun. Alors qu’il réfléchissait vite à trouver une relation, une solution à l’énigme, tout disparut sous les yeux ébahis de l’assemblée qui jeta des soupirs libérateurs. Il ne restait qu’une tâche formant un rond sombre. Zebron y lança une petite pierre ; celle-ci se désintégra totalement au contact du sol qui se mit à fumer un instant. La foule prit peur de nouveau ! Zeburon donna quelques ordres à quelques gardiens pour évacuer l’endroit et s’en alla d’un pas rapide et nerveux.

À peine eut-il franchi la salle, le grand Prieur fut sidéré par le spectacle ahurissant. Le même serpent de feu était-là ; il enserrait le corps de Luna dans ses anneaux de flammes. Quelques Chevaliers s’étaient regroupés autour du roi qui observait la scène d’un air surpris et fasciné. Les Prieurs présents, ses seconds, psalmodiaient, l’on ne sait, quelles formules de magie . Luna ne vivait plus, elle ressemblait à un zombie. Fantomatique, elle se laissait embobiner par le serpent qui redoublait de férocité. Soudain, il se mit à l’avaler et Hider se leva promptement en se saisissant de son épée. Le grand Prieur se mit en travers de son chemin en donnant l’ordre à son second de s’occuper du serpent. L’assemblée se tut ! Dés que le petit Prieur s’approcha du rampant lumineux, celui-ci s’empara de lui sans lui laisser le temps de crier. Ensuite vint le tour du deuxième « second » qui finit de la même façon dans la gueule de l’animal déchainé. À ce moment-là, tous les yeux se tournèrent vers le grand Prieur qui baissa les siens.



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Dim 20 Oct - 19:41
L'histoire de Hider.
Chapitre IV

Le cœur de Hider se serra tellement dans sa poitrine qu’il eut des difficultés à respirer pendant quelques secondes. C’est au moment d’interpeller le Grand prieur Zebron pour intervenir qu’il sentit ce malaise le saisir. Jamais auparavant, il ne lui était arrivé une chose pareille. Depuis ce cauchemar qui n’arrêtait plus de troubler ses nuits en les rendant longues et insupportables, Hider ne se reposait que faiblement en milieu de journée. Certes, il était costaud pour supporter une telle charge et pression, mais à la longue cela finissait par déteindre, d’une façon pernicieuse, sur sa santé. Celle-ci ne périclitait pas pour ainsi dire, mais il avait de plus en plus des problèmes à gérer son quotidien et son royaume. En vérité, c’est Zebron qui s’occupait de la gestion des affaires courantes au niveau de tout Suryan. Bien sûr, s’agissant d’affaires délicates et de questions existentielles ou essentielles, il en referait d’abord à son maitre et seigneur. Néanmoins, depuis un certain temps, des événements étranges se passaient au royaume sans que le grand prieur ne leur trouve une explication plausible ou ne leur apporte des réponses incisives. Les pouvoirs qu’il disait détenir ne lui servaient pratiquement à rien face à des phénomènes fabuleux qui pouvaient s’avérer dangereux et menaçants pour la survie du royaume.

Alors que ses deux adjoints se faisaient tout simplement avaler à tour de rôle sous les yeux incrédules de toute l’assemblée présente dans la salle, Zebron vivait une véritable catastrophe en son for intérieur. Oui, une vilaine tempête sévissait à l’intérieur de son crâne où ses idées s’entrechoquaient en y générant un mal terrible et fou. En effet, il était mis à rude épreuve, d’autant plus qu’il n’avait aucune échappatoire. Évidemment, il y avait quelques issues, entre autres, se débiner subrepticement en feignant le besoin de replier un instant dans le but de se concentrer pour trouver une solution et une issue. Toutefois, la conjoncture lui fermait toutes les possibilités et la seule qu’il devait prendre était, on ne peut plus, risquée. Oui, il n’avait pas le choix, il avait envoyé ses deux assistants dans la gueule du serpent. Il savait qu’il devait passer, lui aussi, sinon il perdait aux yeux du roi Hider et toute la communauté sa crédibilité. Son statut de chaman du royaume était vraiment en jeu sauf si un événement survenait et qui le sauverait de cette impasse inqualifiable.

Cependant, alors que le serpent, gueule béante, continuait à malmener la belle Luna et à défier toute l’assemblée, Zebron baissait toujours la tête, mais en marmonnant des prières que seul lui pouvait entendre. On ne voyait que ses lèvres bouger rapidement et d’une manière continue comme s’il invoquait les Esprits protecteurs de Suryan qui tardaient à intervenir. Luna, à demi inconsciente, n’avait d’yeux que pour Hider qui semblait nerveux et excité. Presque étouffée, elle était prise dans le corps lisse et fort s’entourant en serpentin autour de son corps fragile et doux. Ce n’est que l’épée se raidissant à ses flancs qui ramena Hider à la raison. En effet, sentant le danger tout à fait éminent, celle-ci se mit à l’état prêt pour attaquer. Faisant corps avec son arme, Hider comprit le message et la suggestion. Toutefois, il luttait contre son malaise qui l’empêchait d’agir. Enfin, ayant réussi à réguler sa respiration, le mal au fond de sa poitrine s’estompa.

Il se sentit d’aplomb d’agir en pensant que le serpent ne pouvait être que le Grand démon. Était-ce lui ? Était-il venu venger la mort du démon qu’il avait mandaté pour épauler Ridam ainsi que la mort de celui-ci ?

Soudain, alors que la peur tétanisait tous les gens présents dans la grande salle en les maintenant dans une camisole de silence morbide, Hider bondit comme un tigre en lançant son célèbre cri de gloire. Son épée ne traça qu’un éclair aveuglant avant de s’abattre sur la tête du serpent qu’elle fendit en deux comme une poire. Furieux, le reptile s’élança avec ses deux gueules largement ouvertes vers Hider qui demeurait bien campé sur ses jambes. À ce moment-là, il entendit une petite voix lui susurrer à l’oreille : « concentre-toi et frappe à la base des deux têtes, sinon tu ne feras que les multiplier. » En une fraction de seconde, Hider vit défiler quelques fragments existentiels de sa vie. Il revit sa maman mourante dans la grotte. Il se souvint de la fée. Oui, la voix qu’il venait d’entendre avait le même timbre, la même mélodie. Sans aucun doute, c’était la même fée ! Alors que le serpent était sur le point de porter un coup mortel au roi de Suryan, celui-ci dans un geste aussi agile que rapide lui sectionna le corps à la limite de ce qui semblait être son cou. Le reptile s’affaissa comme un arbre géant auquel on venait de scier le tronc à la base. Une fois terrassé, son corps se désintégra sous le regard stupéfait de l’assemblée. À l’endroit de la chute, une boule de fumée prit naissance, puis se dissipa en volutes disparates en montant vers le plafond. Une odeur nauséabonde emplit soudain tous les lieux. Elle était tellement pestilentielle que les gens furent vraiment embarrassés pendant quelques instants avant que l’air ambiant ne devienne respirable. Néanmoins, ils n’étaient pas au bout de leurs surprises, car à la place du corps disparut du serpent, trois corps gisaient emmêlés comme des sardines emballées. Émergeant du lot, les cuisses bien faites et les jambes fuselées de Luna cadraient mal avec le reste des corps enchevêtrés. En effet, les deux adjoints du grand prieur, encore évanouis, étaient là aussi. Inertes, ils paraissaient morts, mais une respiration faible soulevait régulièrement, quand même, leurs ventres presque nus. Enfin, sous le regard curieux et intéressé de Hider, Luna commença la première à s’extraire du tas de viande amoncelée. Après moult efforts et tiraillements, elle réussit à se dégager, mais était encore étourdie. Ses cheveux ébouriffés lui donnaient un air comique. Balayant la scène autour d’elle d’un œil hagard, elle se mit debout sur ses pieds tremblotants pendant que les deux assistants de Zebron finissaient de se réveiller.

Réalisant tardivement ce qui passait sous ses yeux malins et imposteurs, le grand prieur leva ses bras tendus vers le ciel en criant de toutes ses forces : « Vive notre roi Hider ! » La foule, choquée et pétrifiée par l’épisode du serpent emprisonnant Luna et dévorant les deux prieurs, lui répondit en chœur, mais bien timidement : « Vive Hider ». Non content du résultat, il lança de plus belle son cri «  Vive, Hider ! » tout en observant les gens de son regard méchant comme pour les obliger à obéir et à hurler dans le but de se racheter aux yeux de son seigneur. Celui-ci se tenait toujours au milieu de la salle, son épée étincelante et encore prête à l’emploi comme un chien dressé n’attendant que l’ordre de son maitre pour attaquer. Hider exécuta un quart de tour rapide et fugace qui imposa le silence. Tout le monde se tut dans un signe de respect et d’obéissance. À ce moment-là, tout le monde sut qu’il allait se passer quelque chose d’important. La clameur fit place au calme, puis au silence chargé de crainte et de peur. Zebron que le regard de Hider effleura resta cloué sur place. Figé comme une momie, il attendit le verdict, car jamais, auparavant, il ne fut si vulnérable comme en cet instant-là. Comme un animal pris au piège, il sentit que son heure était arrivée. Il savait qu’il venait de commettre l’irréparable, alors qu’il devait se sacrifier devant le danger pour sauver Suryan. Il ne le fit pas se contentant d’envoyer ses lieutenants et se réfugiant derrière ses psalmodies stériles et inutiles.

Luna complètement d’aplomb était on ne peut plus heureuse malgré tout ce qu’elle venait de vivre, car c’était la première fois de sa vie qu’elle se tenait si proche de celle qu’elle adulait et adorait. Néanmoins, il lui était quasiment interdit de le toucher ou de l’interpeller surtout qu’il était furieux. Pire encore, il était dans un état second et cela ajoutait à sa force et à sa beauté. Elle savourait ces instants d’extrême exception en s’oubliant dans les parages pour ne pas attirer son attention d’une façon indésirable et insolente. Elle se fit toute petite en se confiant à sa belle étoile et en jouissant de ce moment fort et inoubliable. Celui qui venait de la sauver de la morte certaine ne pouvait en aucun cas la condamner et la mettre en danger.

— Approche Zébron !
La voix de Hider retentit comme un fouet en déchirant la robe ténue du silence.
— Oui, seigneur et maitre, je suis votre humble serviteur.
— Mes serviteurs sont d’abord au service de Suryan !
C’était net, concis et précis !
Le grand prieur comprit le danger, la menace étant on ne peut plus claire.
— Lequel est le meilleur de tes adjoints ?
— Harut, mon seigneur !
Sans se tourner vers les deux prieurs qui se tenaient à l’écart, Hider ordonna :
— Que Harut se porte devant moi, illico presto !
L’homme que la peur dominait accourut, l’air grave et hébété. Toutefois, il se garda de prononcer un mot, mais se confondit en courbettes.
— Par tous les pouvoirs des aïeux dont j’ai hérité et les droits qui me sont conférés, je te nomme le Grand prieur de Suryon.
Puis s’adressant à Zebron qui digérait mal la nomination et par ricochet sa relégation.
— Zébron ! Comment s’appelle l’autre second ?
— Marut ! Mon seigneur et maitre.
— Que Marut vienne à la hauteur de Harut, immédiatement !
L’homme ne se fit pas interpeller une deuxième fois. Véloce et prompt, il répondit par des soubrettes vives et répétées pour témoigner de son dévouement.
— Par tous les pouvoirs qui me sont délégués par les dieux de la vie et de la mort, tu es nommé Grand prieur en second de Suryan. Que ma volontés soient faites à partir de cet instant !

Alors que les deux hommes se réjouissaient de leurs nouveaux statuts, Zebron vivait mal sa disqualification. Abattu et avili devant toute l’assemblée, il ingurgitait à petites doses le poison amer de la déception et la décrépitude. Tête baissée, il n’osait pas affronter le regard de Hider qui ne le regardait même pas.

— Zebron !
— Oui, maitre ! répondit-il sans relever la tête.
— Tu as jusqu’à demain pour décortiquer mon cauchemar. Passé ce délai, tu seras révoqué à vie. Tu seras alors entravé et condamné aux travaux forcés.
— Oui, Seigneur, je ne suis qu’un de tes fidèles serviteurs. Alors, que mon roi daigne me raconter son cauchemar.
— Tu viens de conforter ma décision et confirmer ma sentence.
— Nul ne conteste tes décisions qui ont toujours été sages. C’est grâce à toi que Suryan fut sauvé et continue de rayonner. Je te suis éternellement reconnaissant. Je dois accepter ma peine, je mérite ma condamnation. Tu es juste mon seigneur et ta justice est infaillible et vraiment équitable.

En parfait malin, Zebron essayait de calmer Hider en s’alignant sur ses idées et en se pliant à ses désirs. Il s’effaçait complètement pour ne pas de nouveau réveiller les démons qui semblaient s’atténuer. Il pliait comme un roseau pour laisser passer le vent de la colère.

— Tu as failli dans tes missions de chaman du royaume. Non seulement tu n’as toujours pas interprété mon cauchemar, mais tu as également fui le serpent que je viens de tuer.
— Oui, seigneur ! C’est pour ne pas t’embarrasser dans tes missions de défense et de protection de Suryan que j’ai tu l’interprétation.

Zebron ne pouvait espérer mieux, Hider lui offrait là la chance ultime de sa vie. Il devait coute que coute en tirer profit. Il sauta sur l’occasion en misant le tout sur son dernier atout : son intelligence !

— Si tu dis vrai, tu dois avoir en tête ce que je t’ai raconté ! Alors, déballe ce que tu as, maintenant ! Si tu ne le fais pas, tu sais ce qui t’attend !
— Le géant surprenant avec ses cheveux blancs, ses grands yeux pétillants et étincelants et ses jambes en acier trempé à peine sortis d’un brasier. À sa main droite, il tenait sept rois aboyant tels des chiens et à sa main gauche, une Lune aux larmes de sang. Chaque fois, le ciel s’ouvre comme un portail et une voix t’interpelle : « … tu dois boire la flamme de la montagne de feu dont les deux versants sont le paradis et l’enfer ».
— Exactement, Zebron ! Je t’accorde la vie sauve, mais j’attends les interprétations, selon les Esprits de Plutak. Je les veux, au plus tard, demain soir.
— Merci infiniment, mon noble roi ! Ta générosité est plus grande que l’Univers.

— Je te confie Luna, tu en prends bien soin. Un seul de ses cheveux vaut la terre entière.

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Mer 13 Oct - 15:03
L'histoire de Hider.
Chapitre V


Zebron fit quelques courbettes et quitta la vue du roi Hider accompagné de Luna, la prunelle des yeux du Seigneur de Suryan. L’ancien grand prieur avait une lourde mission, celle de décortiquer le cauchemar du roi. C’était une mission assez complexe, mais si Zebron voulait toujours être dans les bonnes grâces du roi, il devrait pouvoir trouver un sens aux événements qui hantent les nuits de Hider. Seul dans son appartement, Zebron forçait son esprit à trouver un sens à ce cauchemar, mais rien n’y fit. C’était presque à croire que l’esprit vif et sage de Zebron avait laissé place à un trou sans connaissance ni sagesse. L’homme avait moins de vingt-quatre heures pour trouver une explication qui tenait la route, mais après plus de huit heures d’horloges, seules des théories farfelues et totalement illogiques lui venaient à l’esprit. Zebron, gagné par la fatigue physique et cérébrale, finit par s’endormir sur la chaise de son bureau.

Dans la nuit profonde, le royaume était totalement endormi. On pouvait entendre les cris de quelques oiseaux de nuit ou de quelques animaux se trouvant dans le désert. C’est à ce moment que Zebron se réveilla brutalement avec une idée de génie. Il sortit précipitamment de son appartement et se dirigea en pleine nuit vers le palais du roi Hider. Dans un premier temps, les gardes du roi s’étaient opposés à l’idée que Zebron lui rend visite à une heure aussi tardive, mais ils ont fini par se raviser et laissèrent donc l’ancien prieur voir le roi. Une fois proche de la chambre personnelle de ce dernier, Zebron constata que les lumières étaient toujours allumées, ce qui était signe que le roi n’avait pas trouvé le sommeil. Il toqua délicatement à la porte.

- Qui est-ce ? Demanda le roi, d’un ton presque agacé.
- Mon roi, c’est Zebron, votre serviteur. Répondit Zebron d’une voix tremblante.
- Que viens-tu faire ici à une heure aussi tardive ? Qu’est-ce qui peut être aussi urgent et qui ne peut pas attendre demain matin ? Demanda le roi.
- La raison pour laquelle vos lumières sont toujours allumées à cette heure, mon roi. J’ai une explication à vos cauchemars et je pense que vous devez les entendre sans plus tarder. Finit par dire Zebron au roi.
Hider ne dit plus rien et vint ouvrir la porte à Zebron en lui faisant signe d’entrer.
- Alors, de quelle explication s’agit-il ? Demanda Hider après avoir fermé hermétiquement la porte suite à l’entrée de Zebron.
- Oui, votre majesté... Commençait par dire Zebron avant de se faire interrompre par le roi.
- Tu as une seule chance et j’espère que tu sauras la saisir. Montre-toi à nouveau digne de ma confiance. Dit Hider.
- Mon Seigneur, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour m’en montrer digne. Dit Zebron en s’abaissant pour exprimer son respect.
- Alors, quelles sont tes explications ? Demanda Hider.
- Mon roi, l’avenir n’est guère reluisant, ni pour vous ni pour notre royaume. Votre cauchemar n’est en effet qu’une représentation des faits qui se produiront dans les jours à venir. Pour être plus court mon roi, nous sommes en danger.
- Que veux-tu dire par là ? Demanda Hider en prenant une chaise puis en s’asseyant.
- Mon roi, les sept rois dans la main droite du géant ne sont rien d’autre qu’une représentation des rois actuel, mais pas la vôtre. Vous n’êtes pas sans savoir que le chiffre « sept » est la représentation de la richesse dans notre royaume. En d’autres termes, mon roi, le géant vous prendra toutes vos richesses, qu’il s’agisse de l’or, des diamants et autres, mais aussi votre peuple qui est pour vous, plus importants.
Zebron se tut un instant et regarda le roi Hider qui méditait sur ce qu’il venait d’entendre. Il resta figé quelques secondes avec son air pensif.
- Finalement, je suis représenté dans ce cauchemar ? Finit par demander le roi.
- Malheureusement oui, mon roi. C’est vous qui êtes dans la main droite représentée par la lune aux larmes de sang.
- Et qu’est-ce qui te faire dire cela ? Demanda Hider.
- La lune a une signification précise pour nos royaumes. Elle éclaire quand il fait nuit. Elle est belle et est contemplée par tous les habitants du royaume ; tout comme vous, mon roi. Vous êtes la lune, mon roi. Vous êtes celui qui éclaire ce royaume ; votre force, votre courage et votre bonté sont admirés par tout le peuple, mais aussi le monde entier. Finit par dire Zebron.
- Et qui est ce géant aux cheveux blancs, aux grands yeux pétillants et étincelants et aux jambes en acier trempé à peine sortis d’un brasier ? Demanda ironiquement Hider.
- Vous n’allez certainement pas y croire mon roi, mais il s’agit du destin. Révéla Zebron.
- Quoi ? Le destin ? Pourquoi le destin voudrait-il me priver de mon peuple et pourquoi voudrait-il mettre fin à mes jours sur terre, si tôt ? Que faut-il faire ? Demanda Hider.

Zebron resta silencieux sans savoir quoi dire. Visiblement, il ne s’était pas préparé à cette question.

- Mon roi, pensez-vous que vous pouvez combattre le destin afin d’en prendre le contrôle ? Demanda Zebron d’un air très peu sûr.

Hider ne savait pas à son tour quoi répondre et Zebron n’était pas sûr qu’une réponse affirmative à cette question fût possible. En effet, dans l’histoire de tous les royaumes ainsi que de tous les univers ayant existé, aucun homme ou aucune autre créature, et dieu n’a jamais défié le destin et s’en est sorti vainqueur. C’était donc impossible de gagner face au destin. Malgré ces faits, une grande pensée taraudait l’esprit de Zebron qui finit par l’énoncer à haute voix.

- Vous n’êtes pas n’importe qui, mon roi. Vous êtes Hider, le guerrier qui a vaincu plusieurs ennemis les uns plus redoutables que les autres, vous êtes également le destructeur des dieux. Vous êtes un des soldats les plus puissants de tous les royaumes réunis et votre force et vos pouvoirs sont des atouts qui joueront en votre faveur. Je suis persuadé que vous avez une chance de rentrer dans la légende en affrontant et en venant à bout du destin. Finit par dire Zebron.

Hider médita un court instant sur ce que venait de dire son interlocuteur.

- Où penses-tu que l’on peut trouver le destin ? Je ne sais pas si j’ai mes chances comme tu le dis, si c’est bien le destin, une entité qui est au-dessus des dieux, je suis navré de te dire, que je n’ai aucune chance, mais il va falloir que j’arrive à vaincre ce géant s’il est pas le destin avant qu’il n’anéantisse mon peuple et ne me rende malade avec ces cauchemars. Il faut que je mette un terme à cette histoire. Dit Hider en se levant de la chaise sur laquelle il était assis.
- Vous devez retrouver la montagne de feu. Une fois que vous allez attendre cette montagne, vous serez face au destin et à ce moment, vous pourrez livrer l’ultime combat qui pourrait nous sauver, mon roi. Dit Zebron.
- Comment retrouver cette montagne de feu ? Je ne pense pas qu’elle soit sur une carte. Remarqua Hider.
- Nul ne saurait vraiment donner une localisation à cette montagne, mais ce qui est sûr, des événements bons ou mauvais vous conduiront à votre destination.

Les deux continuaient la discussion et le programme était fixé au petit matin afin que Hider se lance sur le chemin menant vers la montagne de feu.

Avant que le soleil ne se lève, Hider donna quelques consignes à ses hommes de confiance afin de gérer le royaume en son absence. Il prit ensuite son destrier et ses outils de guerre et se lança vers sa destination. Après plusieurs heures sur le dos de son cheval, Hider se rapprocha d’un cours d’eau afin d’étancher sa soif. Dès qu’il s’abaissa pour se servir, il sentit des présences autour de lui. Malgré cela, le courageux soldat but l’eau avec aisance. Dès qu’il leva les yeux, ses doutes furent confirmés. Il y avait bel et bien des intrus qui l’avaient encerclé. Ces créatures qui l’entouraient n’étaient pas des hommes, car elles étaient dotées d’une corne, d’une gueule de cochon ainsi que des yeux de couleurs inhabituels. Leurs visages étaient recouverts de blessures et c’était à croire que certains bouts de peau se décollaient de leurs visages. Ces créatures, dans leurs tenues salles et en grande partie déchirées avait l’air horrible, mais pas suffisamment pour effrayer Hider.

- Que me voulez-vous ? Je ne suis qu’un simple citoyen qui cherche à se rendre quelque part. Dit Hider.
- Un simple citoyen, dis-tu ? Demanda une des horribles créatures qui visiblement avaient l’air d’être le chef. Nous savons qui tu es, Hider, Roi de Suryan. Dit la créature.
- Alors que me voulez-vous si vous savez que je suis un roi ? Demanda Hider.
- Nous n’en avons rien à faire de ton titre. Nous avons reçu une mission et nous devons la mener à bien, peu importe qui est la victime. Dit le chef du clan ennemi.
- Vous avez été engagé par qui ? Demanda Hider d’un air curieux.
- La discrétion fait partie de nos forces et je ne vois pas en quoi la réponse à cette question te sera utile. Tout roi, bon ou mauvais se fait des ennemis qui rêvent de le voir mort. Tout ce que je peux te dire, c’est que c’est l’un de tes ennemis qui nous a envoyés nous occuper de toi. Dit le chef.
- Lequel de mes ennemis a su que je devrais faire ce voyage aujourd’hui ? J’ai une autre question. Je suis certain que vous n’êtes pas de cet univers. D’où sortez-vous ? Demanda Hider.
- Tu as raison. Nous ne sommes pas de cet univers. Dit le chef en faisant sortir un objet de ses poches.

Il s’agissait d’un portail permettant de voyager entre les univers. D’un geste presque indétectable, il activa le portail et tous les êtres présents furent engloutis. Hider ainsi que son destrier se retrouvait dans un autre univers, un univers qu’il n’avait jamais vu auparavant. Dans cet univers, le soleil et la lune cohabitaient, ce qui faisait que le concept du jour et de la nuit n’existait pas. Pendant que Hider regardait autour de lui, une des créatures l’attaqua. Hider dégaina enfin son épée et sectionna la tête de la créature qui s’avançait vers lui. Cette dernière s’affala sur le sol et ne fit plus le moindre mouvement. Les autres en colère coururent pour se saisir de Hider. Ce dernier, d’une habileté sans égale, se défendait vaillamment, mais les horribles créatures autour de lui étaient bien trop nombreuses. Hider se retrouvait sur le sol sans défense. Subitement, grâce à ses pouvoirs, le roi fit soulever du sable, ce qui créa un brouillard qui aveuglait les assaillants. Profitant de ce moment de panique, Hider décapitait toutes les créatures en ne leur laissant aucune chance de survie. À la fin, il calma le sable et vit le massacre qu’il venait de faire. Après quelques secondes, les corps de ces horribles créatures se désintégrèrent et disparurent sous les yeux de Hider. En levant la tête pour contempler le paysage autour de lui, Hider vit une montagne, une grande montagne. Sans plus tarder, le soldat alla chercher son destrier afin de continuer son chemin. Dès qu’il était sur le point de monter sur son destrier, il entendit une voix étrange qui s’adressait à lui.

- Je savais que tu étais fort, mais je viens de te voir à l’œuvre. Je dois avouer que tu es très impressionnant dans ta manière de combattre. Tu es un vrai guerrier avec la puissance d'un dieu, mon garçon. Dit la voix provenant des montagnes.
- Qui êtes-vous ? Demanda Hider.
- Je suis étonné que tu me poses cette question, car tu as pris ton destrier et abandonné ton royaume à l’aube, car tu voulais me retrouver. Je viens de t’empêcher des jours de recherche en venant à ta rencontre. Dit la voix.
- C’est vous qui avez mis ces horribles créatures sur mon chemin ? Demanda Hider à la voix.
- Qui d’autre veux-tu que ce soit ? Tes sujets te sont fidèles et ne vont donc pas te trahir, mais reste à savoir s’ils le seront toujours en apprenant ce qui risque d’arriver au roi ainsi qu’au royaume.
- Montrez-vous si vous êtes un homme. Montrez-vous pour qu’on en finisse. Dit Hider en faisant sortir une nouvelle fois son épée.
- Je n’ai pas besoin de me cacher, mon garçon. Je n’ai nullement besoin de faire cela, car si je voulais le faire, jamais tu ne pourras me retrouver. Commençait par dire le destin. Alors il paraît que tu es venu pour contester ton destin ? Dans moins de trois jours, tout ton royaume sera exterminé et toutes ses richesses disparaitront. Dit le destin en se faisant voir par Hider.
- Vous n’êtes pas si géant que cela. Remarqua Hider. Si je vous tue, je pourrai épargner à mon royaume la souffrance qui la guette. Et je vais vous tuer. Dit Hider d’un ton encore plus menaçant.
- Oui. Pour te motiver, je te confirme cela. Si tu réussis à me tuer, tu pourras changer ton destin comme bon te semble. Tu deviens donc la personne pouvant décider du destin de ton royaume et tu auras le plein pouvoir sur plusieurs choses. Mais si tu ne réussis pas, sache que tu me donnes l’occasion de te tuer ici et d’exterminer dans les heures qui vont suivre, ton précieux royaume, ainsi que ton univers.
- C’est ce que nous allons voir. Dit Hider en se mettant à courir pour porter un violent coup d’épée au géant.

Le destin, les mains dans le dos esquiva Hider, lui fit un croche-pied et le fit tomber. Hider tomba, mais avait toujours son épée dans la main. Il se releva et revint à l’attaque. Le destin n’avait pas l’air de faire d’efforts tandis que Hider se gênait de toutes ses forces. Chacun de ses coups d’épée était esquivé avec délicatesse. Hider n’avait jamais rencontré un adversaire aussi fort bien que ce dernier ne lui avait porté le moindre coup. Hider s’essoufflait, car il était le seul à dépenser de l’énergie pour porter des coups alors que le destin se contentait d’esquiver tout en l'observant attentivement.

- Pourquoi tu ne te bats pas ? Viens te battre. Cria Hider qui était presque à bout de souffle.
- Pourquoi vais-je me battre contre toi si je sais que tu n’as aucune chance de gagner, peu importe ce que tu feras ?

Hider, touché au plus profond de lui, saisit des deux mains son épée et se lança dans une grande course afin d’enfoncer la larme dans le corps de son adversaire. Pour une première fois, le destin lui porta un violent coup qui projeta Hider très loin. Le roi se révéla et sentit que son visage était recouvert de sang. Il était encore plus furieux et décida d’utiliser son pouvoir. Il commençait par agiter tout le sable qui se trouvait sur le lieu du combat dans le but de créer un autre brouillard. Sentant sa technique fonctionner, il courut pour achever le destin d’un coup d’épée, mais malheureusement pour lui, le destin semblait être surprit, mais il pouvait toujours voir à travers le brouillard. Il saisit Hider par le cou avec sa main gauche et le souleva, ce qui fit calmer la tempête de sable.

- Tuez-moi. Tuez-moi. Dit Hider sentant qu’il ne pouvait pas venir à bout de son adversaire qui était bien trop fort pour lui.
- Tu es impressionnant pour que tu me pousses a riposté... Non, je crois que je vais essayer d’être plus clément envers ton peuple et toi. Dit le destin qui tenait toujours Hider avec son visage ensanglanté dans sa main gauche.
- Pourquoi ? Demanda difficilement Hider qui avait du mal à parler.

Le destin lâcha Hider qui tomba aussitôt.

- Roi au cœur pur, courageux et qui tient à son peuple, c’est difficile d’avoir toutes ces qualités chez un homme de nos jours. Je crois que tu mérites que je t’épargne ou du moins que je change l’issue des choses.
- Vous acceptez donc de nous laisser la vie sauve ? À mon peuple et à moi ? Demanda Hider assis sur le sol.
- Pour 200 ans de plus. Mais après cela, vous serez tous anéantis et rien ni personne ne pourra empêcher cela, car c'est écrit.

Le destin disparut dans un brouillard blanc tandis que Hider était toujours assis à méditer sur ce que venait de lui dire le destin. Il vit au loin son destrier qui se rapprocha de lui en courant.

- Nous allons rentrer. Dit Hider à son destrier dès que ce dernier vint près de lui.
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Dim 17 Oct - 23:35
L'histoire de Hider.
Chapitre VI


Après ce combat sans vainqueur ni vaincu, Hider prit le chemin du portail. En revenant sur le lieu où il avait livré bataille contre des créatures monstrueuses de ce monde qui était détruit, cependant le portail n’était plus là, Hider était inquiet, Il appela sa déesse à deux reprises et tendit l'oreille, puis recommença... mais pas un cri ni un murmure ne s'échappa de ce monde morbide. Mesurant alors l'ampleur de ce gouffre qui le séparait de lui, il se rendit compte qu'il était bien trop vaste, bien trop sombre, infranchissable, à l'image de ces fossés incommensurables qui semblent nous séparer d'une journée où le temps s’était arrêté... Le portail réapparu à quelques mètres d'une lumière scintillante, la déesse elfe avait entendu son appel, c’est un signe qu’elle veille toujours sur son protégé, Hider pouvait entrevoir son univers. Il ne se fit pas prier et galopa au dos de son destrier pour traverser ledit portail tout en remerciant sa déesse.

Arrivée dans ces terres, un changement fut surprendre Hider, comme si la saison avait changé. Le vent soufflait sur son visage ! La lumière entrenuisait. Loin, très loin dans le sud, des nuages se voyaient faiblement, formes grises reculées qui s'élevaient en volutes et dérivaient : le matin s’étendait au-delà.
Mais au même moment, il y eut un éclair, comme si la foudre avait jailli du sable sous Suryan. Durant une seconde fracassante, elle se dressa aveuglante au loin en noir et blanc, avec sa plus haute tour semblable à une aiguille scintillante ; puis comme l'obscurité se refermait, vint roulant par-dessus les champs, un grand grondement. À ce bruit, la forme courbée du roi se redressa brusquement comme par l'effet d'un ressort. Il parut de nouveau grand et fier :

-Suryan, mon royaume, Je suis là !

Après quelques heures en compagnie de son compagnon de guerre, il atteint le royaume. Dès que les habitants le virent, ils furent étonnés, ce qui ne manquait pas de susciter des questions dans l’esprit de Hider. Une fois près de son palais, Hider fut étonné de ne recevoir aucun accueil digne d’un roi. Personne ne vint à sa rencontre et il essuyait toujours ces regards étranges. Devant le palais, un des gardes ouvrit à Hider.

-Bonjour. Dit le garde à Hider qui marchait près de son destrier.
-Bonjour. Répondit Hider d’un air étonné.
En effet, c’était pour la première fois depuis bien longtemps qu’il avait entendu une salutation qui lui était adressée, sans la marque de respect « Mon roi ». Hider entra dans le palais, mais l’accueil lui semblait toujours différent, d’ailleurs tout avait l’air différent pour lui, les anciens gardes n’étaient plus là.

-Garde ! Que se passe-t-il ? Demanda Hider qui appela un des gardes positionnés à l’entrée afin de lui demander ce qui se passait.  
-Bonjour Monsieur. De quoi parlez-vous ? Demanda le garde à Hider.
-Monsieur ? Mais qui êtes-vous ? Demanda Hider qui n’était pas au bout de ses peines.
-Vous êtes venu rendre visite au roi ? Demanda le garde qui ne savait toujours pas à qui, il s’adressait.
-Au roi ? Mais je suis le roi. Dit Hider.
Hider se calma un instant afin de reprendre ses esprits. Il laissa toute sa sagesse l’envahir afin de gérer cette situation qui avait l’air assez inhabituelle.
-C’est qui le nouveau roi, s’il vous plait ? Demanda Hider d’un ton beaucoup plus calme.
-Monsieur, il s’agit du roi ibn Abi Talib. Voulez-vous que je vous conduise auprès de lui ? Demanda le garde.
-Cela n’en vaut pas la peine, cher serviteur. Cet homme connaît bien les lieux. D’ailleurs, c’est l’ancien roi. Dit Ibn Talib, le nouveau roi et cousin de Hider.
-D’accord, mon roi. Dit le garde en se retirant avec respect.
Hider regarda son cousin qui par son habillement semblait bien être le nouveau roi.
-Que se passe-t-il dans ce palais ? Je ne suis parti qu’une journée et ce royaume a déjà un nouveau roi ? Ou bien vous avez précipité ma mort ? Demanda Hider d’un air dégoûté.
-Calme-toi, mon cher cousin. Dit Ibn Talib. Tu n’es pas parti durant une journée, mais plutôt onze mois, presque un an pour être plus exacte. Nous avons tous su où tu étais parti et les chances que tu reviennes étaient assez minces, nous avons fait des recherches jours et nuits pour te retrouver, mais rien, aucun signe de vie de ta part, les habitants ont pleuré ta disparition. J’ai donc pris là, la sagesse d’appliquer les lois, ce qui me nomme comme nouveau Roi de ce royaume. Finit par dire Talib d’un air arrogant. Mais ne restons pas ici, entrons dans le palais, mon palais. Ajouta-t-il.
Au seuil de la porte du palais, Hider fut accueilli par Luna et Zebron qui venaient se jeter à ses pieds.
-Mon roi, je savais que vous étiez toujours en vie, vous êtes notre protecteur. Dit Luna dont le regard s’est illuminé en voyant Hider.
-Vous avez survécu, vous êtes le roi incontesté. Dit Zebron devant le regard vert de jalousie de Talib qui n’appréciait pas tous les éloges dont Luna et Zebron couvraient Hider.
-Apparemment, je ne suis plus le roi. Le nouveau roi est Talib. J’ai été dans un univers où le temps allait moins vite. À présent, vous avez un nouveau roi conformément aux lois de Suryan et je ne peux que me conformer à cette décision. Que cela soit moi ou mon cousin qui dirige ce royaume, je serais là pour vous. Je crois que je vais me reposer dans l’une des chambres d’amis et ensuite aller voir en quoi je peux être utile aux gens dans le royaume. Dit Hider.
-Voilà, fait donc ça, mon cher cousin. Répondit Talib.
-Roi Hider, je dois vous dire quelque chose. Les lois ont également prévu un dernier détail qui est très important. Elles ont en effet prévu le fait qu’il y ait deux rois comme à présent. Dans ce genre de cas, une grande réunion est organisée et c’est le peuple qui décide de qui il veut avoir comme roi. Je suis sûr que vous avez toutes vos chances de retrouver votre fauteuil de roi. Vous êtes notre roi et rien ni personne ne pourra nous refuser cet honneur. Finit par dire Zebron d’un air totalement convaincu.
-Sale traitre ! Dit Talib. C’est ce que nous allons voir. Dit Talib avec rage en faussant compagnie à Hider et ses deux amis.

Moins de trois jours plus tard, une grande réunion fut organisée et presque toute la population était présente. Sur l’estrade se trouvaient les deux prétendants au trône. À droite se trouvait le roi Talib, richement vertu et qui avait une fière allure. Il ressemblait réellement à un roi. À gauche se trouvait Hider, légèrement vertu, avec son épée accrochée à la ceinture. Il n’avait pas l’air d’un roi, mais plutôt d’un guerrier. Au loin se trouvait son destrier. Au milieu des deux se trouvaient la couronne d’or et le signe qui permettait de reconnaitre le roi de Suryan. Talib avait un accoutrement si luxueux que la couronne lui irait tellement bien. Après quelques minutes d’attentes, un homme que Hider n’avait jamais vu s’invita sur l’estrade.

-Qui est cet homme ? Demanda Hider à Zebron qui se tenait derrière lui.
-C’est le nouveau prieur. Renvoyer les nouvelles personnes que vous avez nommées était une des premières choses que Talib a faites dans ce royaume. Répondit Zebron.
Le prieur prit donc la parole.
-Comme vous le savez si bien, Peuples de Suryan, nous sommes confrontés à un dilemme. Pour une des rares fois de notre histoire, nous avons deux rois et les textes prévoient qu’il y ait un vote. Ce vote sera fait par la population qui devra décider de qui elle souhaite avoir comme roi. Vous avez en face de vous, les deux prétendants au trône, Talib et Hider.  
Après quelques secondes de silence, le prieur s’adressa de nouveau à la foule qui était bruyante.
-Silence ! Dit-il.
La foule se calma.
-Voulez-vous que Talib ici présent devienne le nouveau roi de Suryan ? Demanda le prieur à la population.
La grande majorité des personnes présentes dans la foule resta silencieuse. Cependant, quelques-uns avaient manifesté leur engouement à l’idée d’avoir Talib comme roi. Mais, c’était normal, car c’est la famille de Talib.
-Très bien. Reprit le prieur. Vous souhaitez que Hider continue par être votre roi ? Demanda à présent le prieur à la foule.
Le prieur n’avait même pas fini de dire sa phrase quand une grande partie de l’Assemblée disait un grand « oui » en chœur. La population voulait que Hider reprenne son trône et rien ni personne ne pouvait empêcher cela. Talib se leva de sa chaise et quitta les lieux, accompagné de son prieur en prenant les jets de projectiles.  
Hider resta silencieux quelques secondes avant de s’adresser à la foule.
-Peuple de Suryan, vous êtes formidable. Vous savez tous autant que vous êtes, combien de fois je vous porte dans mon cœur. Je ne sais pas vraiment ce qui a été dit dans la période où j’étais absent, mais je dois vous dire que je me suis absenté pour la bonne cause. Je me suis absenté pour nous défendre, défendre ce royaume qui me tient tant à cœur.
La foule était en délire et tous étaient heureux de revoir le roi Hider.

-Je dois nommer un nouveau prieur et j’aimerais le faire devant vous, chers habitants de Suryan. Je veux nommer à nouveau Zebron comme prieur, il sera également mon second. Il a toujours mérité cette place malgré les choses qui se sont passé ces derniers jours. Durant cette période, il a toujours cru que j’allais revenir et ce fut le cas. J’aimerais également remercier toutes ces personnes qui ont cru et qui croient en moi. Soyez bénis et que Suryan soit plus grand. Dit Hider en se retournant et en se dirigeant vers le palais.


Le roi venait de reprendre sa couronne et il allait pouvoir voir les évolutions qui ont eu lieu durant son absence. Le soir, assis dans la grande salle de réunion et en contemplant l’espace, le roi Hider sentit quelqu’un entrer dans la salle.


-Zebron, que viens-tu faire ici à cette heure ? Demanda le roi.
-Je pourrais vous posez la même question, mon roi. Commençait par dire Zebron.
Le roi esquissa un léger sourire.
-Mon roi, depuis votre arrivée, vous n’avez pas parlé de ce qui s’est passé dans cet univers. Que s’est-il passé avec le destin ? L’avez-vous vaincu ? Finit par demander Zebron.
-Oh le destin est invincible comme tu peux t’en douter, mon ami. Répondit Hider.
-Et que s’est-il passé ? Pourquoi vous êtes toujours en vie si vous l’avez combattu ? Si vous êtes toujours en vie, est-ce que nous courrons toujours droit vers notre perte ? Demanda Zebron.
-Rassure-toi, mon ami. Je suis toujours en vie, mais cela n’augure pas forcément la fin. Le combat avec le destin a eu lieu, mais il n’y a pas eu de vainqueur ni de vaincu. Il m’a laissé la vie sauve et a également prolongé la date de la fin de notre royaume, ainsi que notre fin du monde, celle-ci est prévue 200 ans après notre ère. C’est loin, mais j’ai l’impression que d’une manière ou d’une autre nous trahissons les générations à venir. Finit par remarquer Hider.
-200 ans, c’est assez loin et je suis sûr que nous aurons un autre roi courageux ou qui l’est tout aussi que vous qui pourra diriger Suryan si vous décidez de céder votre trône. Peut-être qu’avec lui il y aurait toujours une chance pour que notre royaume continue de rayonner.

-Je l’espère vivement. Dit Hider en se levant et en se dirigeant vers sa chambre. Bonne nuit Zebron. Finit-il par dire.


Les jours s’enchainaient et les semaines suivirent, tout rentrant dans l'ordre, comme les anciens gardes. Le roi Hider avait retrouvé un sommeil paisible et ne faisait donc plus de cauchemar.

Revenir auprès de son peuple lui a fait le plus grands des biens.
Une nuit en dormant paisiblement, Hider fut transporté dans l’un de ses rêves.

Dans ce dernier, il pouvait se voir dans un paysage totalement blanc. Dans ce décor blanc, Hider était seul, mais finit par se faire rejoindre par un géant homme qu’il avait déjà vu. C’était en effet le destin.


-Vous êtes de nouveau revenu hanter mes nuits ? Demanda Hider qui dans son rêve fit sortir son épée.
-Calme-toi, mon enfant. Tu peux ranger ton épée. Je suis sûr que tu es convaincu que tu ne peux pas me vaincre et je ne suis pas ici pour me battre avec toi encore moins pour hanter tes nuits. Dit le destin.
-Et qu’êtes-vous venu faire ? Demanda Hider en baissant son arme.
-Ton avenir. Il est bien plus complexe que je ne peux l’imaginer. Je ne sais pas vraiment qui tu es, mais tu fais partie des quelques personnes sur Terre ayant un avenir hors du commun. Dit le destin.
-Que mettez-vous dans « avenir hors du commun » ? Demanda Hider en rangeant cette fois-ci son arme.
-La dernière fois lors de notre bataille, j’ai senti quelque chose que je n’arrivais pas à m’expliquer. Tu as produit un effet sur moi. Je n’entrerai pas dans les détails, car ces derniers peuvent me porter préjudice, mais tout ce que je peux dire, c’est que tu es un puissant guerrier. Finit par dire le destin.
-Je le sais et tous les habitants de mon royaume sont au courant de cela. Ce n’est pas une nouvelle que vous m’apportez.
-Je suis sûr et certain que les habitants de ton peuple n’arrivent pas à voir toute la puissance que tu possèdes. Ta puissance est inégalable et aucun humain sur Terre ne possède une telle puissance. Dit le destin.
-Que voulez-vous dire par là ? Demanda Hider.
-Tu es un tueur de dieux. Tu es l’un des êtres vivants pouvant mettre fin aux jours d’un dieu. Dit le destin d’un air émerveillé.
-D’après mes lectures, seuls les dieux peuvent mettre fin à la vie d’autres dieux. C'est à dire que je suis un dieu ? Demanda Hider.
-Justement, ce n’est pas le cas. Tu es juste un humain doté de quelques pouvoirs et tu es loin d’être un dieu. Ta particularité est que tu peux agir sur les dieux. Dit le destin.
Hider resta figé quelques secondes afin de digérer la nouvelle qui venait de tomber sur lui. Il ne savait pas vraiment comment la prendre.
-Que savez-vous d’autre sur moi ? Je suppose que tout ce que vous savez s’arrête dans 200 ans quand vous allez venir me prendre, moi et tout mon peuple, mais je serai déjà mort. Dit Hider.
-Non. Je sais bien plus. Ta vie sera parsemée d’événements et ni moi, ni personne ne pourra t’empêcher de réaliser certaines choses.
-C’est à dire que vous allez  laisser la vie sauve de cette planète même après les 200 ans ? Demanda Hider.
-Détrompe-toi, grand guerrier. Après les 200 ans, je vais tenir ma parole. Je  prendrai la vie de cette terre, mais par la suite tu vas revenir à la vie. Dit le destin en se retournant.
-Ne partez pas. Dit Hider. Comment pourrais-je revenir à la vie ? Qui va me faire revenir à la vie ? Demanda Hider d’un air impatient.
-Une femme qui physiquement ressemble à ta femme. Cette femme aura de puissants pouvoirs qui te permettront de revenir à la vie. Après cela, un autre grand destin t’attend. Ce ne serait pas uniquement un destin de guerrier. Dit le géant.
-Que voulez-vous dire par là ? Demanda Hider.
-La suite sera remplie d’amour avec cette sorcière qui te cherchera ciel et terre, sa détermination mènera à toi. Je peux m’en aller maintenant ? Demanda le destin à Hider qui était toujours sous le choc de la nouvelle.
Hider resta figé et regardait toujours le destin.
-Pourquoi m’avez-vous dit tout cela ? Finit par demander le roi de Suryan.
-Parce que tu me l’as demandé. Dit le destin.
-Me donner autant de détails ne va pas compromettre mon avenir ? Demanda Hider.
-Ce que je viens de te dire n’est qu’une infime partie de ce qui va se passer. Le détail le plus important dans ce que je viens de te dire, c’est que tu auras un lien fort avec une sorcière. C’est à partir de là que va démarrer ta nouvelle vie, une vie que personne ne pourrait prédire ; même pas moi.
-Que voulez-vous dire par là ? Demanda Hider.

Subitement, le destin disparut et Hider se réveilla. Il fut secoué par ce rêve et ces diverses révélations, ces choses qui allaient changer sa vie dans les prochaines années.
À son réveil, le soleil s’était déjà levé et Hider se leva aussi de son lit pour aller ouvrir ses fenêtres comme il en avait l’habitude. Une nouvelle journée démarre.

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